La partition du Québec : de Lord Durham à Stéphane Dion
De Lord Durham à Stéphane Dion, l’idée de « régler » une fois pour toutes la question du Québec en démembrant son territoire a toujours été présente dans l’histoire canadienne. Mais, depuis le référendum du 30 octobre 1995, exploitant la panique qui s’est emparée de plusieurs fédéralistes face à la probabilité de l’indépendance du Québec, les « partitionnistes » se manifestent avec une virulence sans précédent.
Pour certains, il s’agit essentiellement d’une manœuvre tactique visant à intimider les Québécois et, l’espèrent-ils, à « éloigner le spectre de la souveraineté ». Pour d’autres, plus nombreux qu’on ne le croit, la partition du Québec est un projet concret qu’ils s’activent à réaliser. Fondant leur pseudo-légitimité politique sur une alliance entre les nationalismes ethniques autochtones et canadien de même que sur la négation brutale du droit à l’autodétermination du peuple québécois, les « partitionnistes » cèdent à la tentation d’une solution finale à la serbe porteuse de violence et de guerre.