La langue et le nombril : histoire d’une obsession québécoise

Série ou collection
Nouvelles études québécoises
Année de publication
1998
Éditeur
[Saint-Laurent, Québec] : Fides, 1998
Description matérielle
303 pages ; 22 cm
Cote
PC/3645/Q4/B675/1998
ISBN
2762120101
Résumé

Pour tout observateur extérieur, la question linguistique prend au Québec les allures d’une véritable obsession. Depuis la Révolution tranquille seulement, on y dénombre trois lois majeures et une commission d’enquête. On ne compte plus les articles, dossiers, émissions spéciales, rapports, qui ramènent constamment le débat sur la place publique. Perçu comme une dimension névralgique de l’identité collective, le français au Québec suscite toutes les polémiques, et cela depuis au moins un siècle. Pour s’en convaincre, il suffit de relire les chroniques, les lettres des lecteurs, les conférences, les discours et les sermons reproduits dans la presse. La nature même de cette langue – French Canadian Patois, joual, franco-québécois, français standard – ne fait pas l’unanimité.

Comment expliquer ce phénomène peut-être unique dans le monde occidental? Par quel processus, depuis la Conquête, les rapports entre les Québécois et leur langue sont-ils devenus si complexes et si difficiles? L’auteure de cet ouvrage retrace l’histoire de cette obsession et en dégage le sens profond. Elle démontre qu’en parlant de sa langue on ne fait jamais que parler de soi-même, tout en reconstituant, au fil de son essai, une image étonnante de la société québécoise. 

Notes
Don de Frèdelin Leroux. Comprend des références bibliographiques : pages 295-303.
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