Le 4 août 1701. La Grande Paix de Montréal

11 jan 2012

Après plus un siècle de guerres, Montréal fut en 1701 le haut lieu de la conclusion d’un traité de paix regroupant 1 300 ambassadeurs représentant 40 nations amérindiennes habitant un immense territoire depuis l’Acadie jusqu’aux Prairies et depuis le bassin de la Baie James jusqu’au Missouri. Les signataires étaient d’un côté, les Français et l’ensemble des nations du grand réseau d’alliance huron-outaouais et de l’autre, la Ligue iroquoise des Cinq Nations. La cérémonie protocolaire du 4 août 1701 fut empreinte de solennité tout en empruntant largement aux traditions diplomatiques amérindiennes : la hache de guerre fut jetée au plus profond de la terre et l’Arbre de Paix érigé sur une grande montagne, ses racines s’étendant sur ce vaste continent.

Date : 11 janvier 2012 à 19 h 30
Conférencier : Denys Delâge, sociologue

Texte de la conférence

Après quatre années d’intenses négociations multilatérales et plus d’un siècle de guerres, Montréal fut, en 1701, le haut lieu de la conclusion d’une grande paix regroupant environ 1300 ambassadeurs représentant une quarantaine de nations amérindiennes habitant un immense territoire depuis l’Acadie jusqu’aux abords des Prairies et depuis le bassin de la Baie James jusqu’au Missouri.

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Notes biographiques

Denys Delâge est professeur émérite au département de sociologie de l’Université Laval. Il travaille à l’histoire des réseaux d’alliance franco et anglo amérindiens centrés à Montréal. Il a publié Le Pays renversé, Amérindiens et Européens en Amérique du Nord-Est 1600-1664. Également, avec Jean-Pierre Sawaya, Les Traités des Sept Feux avec les Britanniques. Droits et pièges d’un héritage colonial. Il collabore régulièrement à la revue Recherches Amérindiennes au Québec : histoire des Hurons de Lorette (Wendake), de la Grande Paix de Montréal de 1701, de la Fédération des Amérindiens domiciliés dans la basse vallée du Saint Laurent, de la justice coloniale et les Amérindiens. Membre de la Société des Dix, il a publié dans ses Cahiers sur l’histoire des chiens en contexte colonial, sur les origines de Québec et les malentendus fondateurs, sur les modèles coloniaux, les changements de régime et la mémoire de l’alliance franco-amérindienne, sur les Premières Nations et la Guerre de la Conquête.