TY - SER KW - Français (Langue) Histoire KW - Français (Langue) Québec (Province) Usage KW - Français (Langue) Canada Aspect social AU - Anne-Marie Beaudoin-Bégin AB -
Faire l’histoire d’une langue, c’est faire l’histoire des gens qui l’ont parlée, écrite, chantée, vécue. Un mot seul ne peut changer de sens comme par génération spontanée. Ce sont les personnes qui l’utilisent dans différents contextes qui, lui accordant de nouvelles connotations, ou le rattachant à une nouvelle réalité, inconsciemment ou non, lui donnent un nouveau sens. L’histoire de la langue française est faite de ces décisions arbitraires, de ces accidents de parcours, de ces concours de circonstances. Si le français a été la lingua franca de prestige pendant longtemps, ce qui fait qu’il en garde encore les rubans et les paillettes, il n’est pas que ça, et il n’a pas été que ça. Il a été aussi la langue des gens ordinaires, des gens dont on ne parle pas dans les livres. Mais ce sont ces gens qui ont contribué à faire du français ce qu’il est aujourd’hui. L’histoire du français, c’est aussi leur histoire. C’est notre histoire. Il est temps de nous l’approprier.
Dans La langue rapaillée, Anne-Marie Beaudoin-Bégin détricotait le sentiment d’insécurité linguistique. Dans La langue affranchie, elle ouvrait la porte à l’idée de pouvoir se libérer du carcan trop serré de la norme prescriptive. Dans ce dernier livre de la trilogie, l’autrice nous enjoint de prendre possession de l’histoire du français, à nous l’approprier. Les trois ouvrages ont tous un message commun : la langue appartient aux gens qui la parlent, et nul ne devrait se sentir lésé dans son identité à cause de sa manière de parler.
C1 - PC/3645/Q4/B429/2019 N1 - Don de Frèdelin Leroux. Comprend des références bibliographiques (pages 145-150). N2 -Faire l’histoire d’une langue, c’est faire l’histoire des gens qui l’ont parlée, écrite, chantée, vécue. Un mot seul ne peut changer de sens comme par génération spontanée. Ce sont les personnes qui l’utilisent dans différents contextes qui, lui accordant de nouvelles connotations, ou le rattachant à une nouvelle réalité, inconsciemment ou non, lui donnent un nouveau sens. L’histoire de la langue française est faite de ces décisions arbitraires, de ces accidents de parcours, de ces concours de circonstances. Si le français a été la lingua franca de prestige pendant longtemps, ce qui fait qu’il en garde encore les rubans et les paillettes, il n’est pas que ça, et il n’a pas été que ça. Il a été aussi la langue des gens ordinaires, des gens dont on ne parle pas dans les livres. Mais ce sont ces gens qui ont contribué à faire du français ce qu’il est aujourd’hui. L’histoire du français, c’est aussi leur histoire. C’est notre histoire. Il est temps de nous l’approprier.
Dans La langue rapaillée, Anne-Marie Beaudoin-Bégin détricotait le sentiment d’insécurité linguistique. Dans La langue affranchie, elle ouvrait la porte à l’idée de pouvoir se libérer du carcan trop serré de la norme prescriptive. Dans ce dernier livre de la trilogie, l’autrice nous enjoint de prendre possession de l’histoire du français, à nous l’approprier. Les trois ouvrages ont tous un message commun : la langue appartient aux gens qui la parlent, et nul ne devrait se sentir lésé dans son identité à cause de sa manière de parler.
PB - [Montréal] : Éditions Somme toute, [2019] PY - 2019 SN - 9782897940676 EP - 150 pages : illustrations (certaines en couleur) ; 21 cm TI - La langue racontée : s’approprier l’histoire du français ER -