@phdthesis{bibcite_949, author = {Patrick Blais}, title = {La {\guillemotleft}~seigneurie des pauvres~{\guillemotright}~: l{\textquoteright}administration de Saint-Augustin de Maur par les hospitali{\`e}res de l{\textquoteright}H{\^o}tel-Dieu de Qu{\'e}bec (1734-1868)}, abstract = {
La seigneurie de Saint-Augustin de Maur, commun{\'e}ment appel{\'e}e la {\guillemotleft}\ seigneurie des pauvres\ {\guillemotright}, est propri{\'e}t{\'e} des pauvres de l{\textquoteright}H{\^o}tel-Dieu de Qu{\'e}bec de 1734 {\`a} 1868. Achet{\'e}e apr{\`e}s adjudication (mise aux ench{\`e}res) avec l{\textquoteright}argent des pauvres par leurs d{\'e}positaires, les Augustines de l{\textquoteright}H{\^o}tel-Dieu de Qu{\'e}bec, la seigneurie est mise en valeur avec succ{\`e}s par ces derni{\`e}res malgr{\'e} les contraintes physiques que leur impose la cl{\^o}ture perp{\'e}tuelle. Les pauvres sont les seigneurs de Maur en th{\'e}orie, mais ils ne le sont pas en pratique puisqu{\textquoteright}ils sont une personne morale n{\textquoteright}ayant pas la capacit{\'e} de g{\'e}rer des biens. C{\textquoteright}est une hospitali{\`e}re (la d{\'e}positaire des pauvres) qui assure le r{\^o}le de seigneuresse en conc{\'e}dant des terres, en tenant les registres de compte et en engageant les procureurs, meuniers et fermiers. La propri{\'e}t{\'e} des pauvres n{\textquoteright}{\'e}tant que th{\'e}orique, les religieuses sont, dans les faits, les v{\'e}ritables seigneuresses de Saint-Augustin. Pour arriver {\`a} g{\'e}rer le fief de Maur correctement, les Augustines se font conseiller par leurs {\guillemotleft}\ amis\ {\guillemotright}, par le clerg{\'e} canadien, par les administrateurs coloniaux et par des procureurs, et elles mettent en place des outils seigneuriaux comme des plans de la seigneurie, des papiers-terriers et des censiers, ce qui leur permet d{\textquoteright}att{\'e}nuer les limites du clo{\^\i}tre et de g{\'e}rer Saint-Augustin aussi minutieusement que les seigneurs masculins du Canada le font pour leurs fiefs (S{\'e}minaire de Qu{\'e}bec, Sulpiciens et J{\'e}suites). Bien que le clo{\^\i}tre restreigne la surveillance et le pr{\'e}l{\`e}vement des droits seigneuriaux des Augustines, le r{\'e}gime seigneurial se durcit au XVIIIe si{\`e}cle {\`a} Saint-Augustin. Les Augustines savent r{\'e}clamer leur d{\^u} par un sens aigu des affaires, mais elles n{\textquoteright}ont d{\textquoteright}autres choix, en toute circonstance, que d{\textquoteright}avoir confiance en leurs r{\'e}gisseurs, ce qui n{\textquoteright}est pas toujours garant de succ{\`e}s.
}, year = {2016}, pages = {205}, publisher = {Universit{\'e} de Sherbrooke}, address = {Sherbrooke}, url = {http://hdl.handle.net/11143/9534}, }