@phdthesis{bibcite_939, author = {David B{\'e}lisle-Desmeules}, title = {La Babylone des marins : Marins hauturiers {\`a} Montr{\'e}al 1851-1896}, abstract = {

Le port de Montr{\'e}al conna{\^\i}t un essor consid{\'e}rable dans la seconde moiti{\'e} du 19e si{\`e}cle. Des travaux de dragages en font une destination importante pour les navires transatlantiques qui visitent le port durant la saison de navigation. Ainsi, de mai {\`a} novembre, un grand nombre de marins qui {\oe}uvraient sur ces navires faisaient escale en ville.

Cet essai s{\textquoteright}int{\'e}ressera {\`a} ces marins hauturiers de la marine marchande, qui repr{\'e}sentent durant leur passage dans la m{\'e}tropole un groupe distinct tenu aux bords de la soci{\'e}t{\'e} coloniale montr{\'e}alaise, durant leur passage dans la m{\'e}tropole. Les marins, physiquement pr{\'e}sents au c{\oe}ur m{\^e}me de la cit{\'e}, sont pourtant consid{\'e}r{\'e}s comme des {\^e}tres p{\'e}riph{\'e}riques, attirant l{\textquoteright}attention de la presse et de l{\textquoteright}opinion surtout lorsqu{\textquoteright}ils transgressaient les normes sociales. Nous d{\'e}crirons une partie de leur activit{\'e} {\`a} terre {\`a} partir de trois lieux du front portuaire que sont les bassins du port, t{\'e}moins de noyades et de sauvetages, les quais adjacents, o{\`u} le vol de marchandises est monnaie courante, et finalement la taverne du bord de l{\textquoteright}eau, o{\`u} les marins vont boire. Leurs comportements liminaux comme la consommation abusive d{\textquoteright}alcool et la bagarre ainsi que leur proximit{\'e} avec les classes laborieuses indig{\`e}nes, font d{\textquoteright}eux des suspects facilement amalgam{\'e}s aux {\guillemotleft}\ classes dangereuses\ {\guillemotright}. Les marins posent un d{\'e}fi {\`a} la bonne marche du commerce maritime. Ils forment un groupe hautement surveill{\'e} par les autorit{\'e}s. Une force sp{\'e}ciale, la Montreal Water Police, est d{\textquoteright}ailleurs mise sur pied {\`a} cet effet le temps de la saison de navigation. En effet, les conflits que les matelots entretenaient avec leur capitaine, qui se soldaient parfois par des d{\'e}sertions ou des proc{\`e}s minaient la bonne marche des affaires. Cependant, les autorit{\'e}s tent{\`e}rent tout au long de la p{\'e}riode de policer le march{\'e} de l{\textquoteright}emploi maritime, volatil et violent, g{\'e}r{\'e} par un groupe d{\textquoteright}embaucheurs (crimps), interm{\'e}diaires interlopes dont les marins sont {\`a} la fois les b{\'e}n{\'e}ficiaires et les victimes. Finalement, on avancera que, durant la seconde moiti{\'e} du 19e si{\`e}cle, la pr{\'e}sence des marins a fait du front portuaire de Montr{\'e}al un lieu qui s{\textquoteright}apparente {\`a} un sailortown, espace {\`a} la fois physique et symbolique o{\`u} s{\textquoteright}exprime la culture maritime {\`a} terre.

}, year = {2016}, pages = {119}, month = {2016}, publisher = {Universit{\'e} de Montr{\'e}al}, address = {Montr{\'e}al}, url = {http://hdl.handle.net/1866/20143}, }