@phdthesis{bibcite_930, author = {Colette Pomerleau}, title = {L{\textquoteright}id{\'e}ologie de la pauvret{\'e} chez l{\textquoteright}{\'e}lite canadienne-fran{\c c}aise du XIXe si{\`e}cle (1850-1900)}, abstract = {

Notre travail de recherche s{\textquoteright}inscrit dans une p{\'e}riode tr{\`e}s mouvement{\'e}e de l{\textquoteright}histoire du Qu{\'e}bec, alors qu{\textquoteright}entre 1850 et 1900, la soci{\'e}t{\'e} canadienne-fran{\c c}aise entrait dans une {\`e}re d{\textquoteright}industrialisation et de grand d{\'e}veloppement {\'e}conomique qui la mettait sur les rails du progr{\`e}s et du modernisme. La structure sociale elle-m{\^e}me connaissait une transformation radicale avec la fin du r{\'e}gime f{\'e}odal, o{\`u} les seigneurs et leurs censitaires laissaient la place aux bourgeois capitalistes avides de s{\textquoteright}enrichir et {\`a} leur cohorte d{\textquoteright}ouvriers {\`a} peine sortis de la paysannerie.

Ce tr{\'e}pidant XIXe si{\`e}cle, qui red{\'e}finissait le monde aux sons des tambours de la libert{\'e}, voyait cependant se creuser un immense foss{\'e} entre les riches et les pauvres. Une bourgeoisie affair{\'e}e et prosp{\`e}re s{\textquoteright}alliait {\`a} un clerg{\'e} anim{\'e} d{\textquoteright}une foi plus engag{\'e}e sur le plan social, pour endiguer un paup{\'e}risme grandissant qui mettait en p{\'e}ril les objectifs sociaux et les valeurs ch{\`e}res {\`a} cette classe ais{\'e}e qui privil{\'e}giait une soci{\'e}t{\'e} d{\textquoteright}ordre, de paix, de moralit{\'e} et de r{\'e}ussite.

En nous rapprochant de l{\textquoteright}{\'e}lite qu{\'e}b{\'e}coise et francophone du XIXe si{\`e}cle, afin de mieux cerner l{\textquoteright}opinion qu{\textquoteright}elle entretenait sur la pauvret{\'e} et sur les pauvres, nous avons d{\'e}couvert, par le biais de ses discours, de ses conf{\'e}rences, de ses articles de journaux et de ses divers {\'e}crits, que nous {\'e}tions en pr{\'e}sence d{\textquoteright}une classe dominante aux id{\'e}es bien pr{\'e}cises en mati{\`e}re de pauvret{\'e}. En effet, pour ces hommes occup{\'e}s {\`a} b{\^a}tir un pays et un syst{\`e}me {\'e}conomique o{\`u} chacun pouvait, en principe, atteindre {\`a} la fortune par son travail, par son sens de l{\textquoteright}{\'e}conomie, par sa bonne conduite et par son ambition {\`a} r{\'e}ussir, la pauvret{\'e} n{\textquoteright}avait pas sa place et elle {\'e}tait, bien souvent, la malheureuse cons{\'e}quence de l{\textquoteright}irresponsabilit{\'e} et du vice. Bien s{\^u}r, la charit{\'e} envers les pauvres demeurait un geste des plus louables pour autant qu{\textquoteright}il f{\^u}t accompli librement et au b{\'e}n{\'e}fice des vrais pauvres, c{\textquoteright}est-{\`a}-dire de ceux inaptes {\`a} gagner leur vie, tels les orphelins, les malades, les vieillards et les infirmes.

Malgr{\'e} une certaine controverse au sujet de l{\textquoteright}intervention de l{\textquoteright}{\'E}tat dans l{\textquoteright}aide {\`a} la pauvret{\'e}, la bourgeoisie qu{\'e}b{\'e}coise pr{\'e}f{\'e}rait confier {\`a} l{\textquoteright}{\'E}glise et aux communaut{\'e}s religieuses la prise en charge de la mis{\`e}re.

}, year = {2006}, pages = {138}, month = {09/2006}, publisher = {Universit{\'e} de Montr{\'e}al}, url = {http://archipel.uqam.ca/id/eprint/3076}, }