@phdthesis{bibcite_862, author = {St{\'e}phanie O{\textquoteright}Neill}, title = {L{\textquoteright}argent ne fait pas le bonheur : les discours sur la soci{\'e}t{\'e} de consommation et les modes de vie {\`a} Montr{\'e}al, 1945-1975}, abstract = {

Cette th{\`e}se examine les discours sur la soci{\'e}t{\'e} de consommation {\`a} Montr{\'e}al entre 1945 et 1975, soit pendant la p{\'e}riode d{\textquoteright}abondance relative surnomm{\'e}e les Trente Glorieuses. En s{\textquoteright}appuyant sur des discours dont la provenance refl{\`e}te la diversit{\'e} des points de vue qui entrent dans les foyers et circulent dans l{\textquoteright}espace public qu{\'e}b{\'e}cois {\textemdash} p{\'e}riodiques grand public; magazines {\guillemotleft}\ f{\'e}minins\ {\guillemotright}; publications des institutions financi{\`e}res, des syndicats, de groupes gravitant plus ou moins loin de l{\textquoteright}{\'E}glise catholique, d{\textquoteright}associations de parents, du milieu communautaire; m{\'e}moires en service social; rapports des commissions d{\textquoteright}enqu{\^e}te gouvernementales {\textemdash} elle l{\`e}ve le voile sur la fa{\c c}on dont l{\textquoteright}entr{\'e}e dans la consommation de masse et ses r{\'e}percussions sur les modes de vie sont per{\c c}ues par une vaste gamme de commentateurs et, dans une moindre mesure, v{\'e}cues.

En s{\textquoteright}appuyant sur une analyse quantitative, elle soutient que Montr{\'e}al et le Qu{\'e}bec n{\textquoteright}entrent dans la soci{\'e}t{\'e} de consommation qu{\textquoteright}{\`a} partir des ann{\'e}es 1960, m{\^e}me si plusieurs indicateurs {\'e}conomiques et la consommation domestique des m{\'e}nages font {\'e}tat d{\textquoteright}une prosp{\'e}rit{\'e} caract{\'e}risant l{\textquoteright}ensemble de la p{\'e}riode. Elle proc{\`e}de ensuite {\`a} une analyse qualitative des discours sur l{\textquoteright}{\'e}tat de l{\textquoteright}{\'e}conomie qui met en lumi{\`e}re la persistance d{\textquoteright}inqui{\'e}tudes {\textendash} notamment au sujet de l{\textquoteright}inflation, pourtant brid{\'e}e {\textendash} tout au long des Trente Glorieuses, l{\textquoteright}abondance semblant manifestement fragile aux yeux de plusieurs experts. Elle se tourne par apr{\`e}s vers les r{\'e}actions positives, ambivalentes, mais surtout n{\'e}gatives que suscite l{\textquoteright}entr{\'e}e dans la consommation de masse elle-m{\^e}me et la transformation des valeurs qui en d{\'e}coule. Puis, elle propose une analyse des discours portant sur les r{\'e}percussions de l{\textquoteright}entr{\'e}e dans la soci{\'e}t{\'e} de consommation sur les pratiques financi{\`e}res (l{\textquoteright}{\'e}pargne et le cr{\'e}dit), sur les rapports familiaux et la construction des identit{\'e}s au foyer ainsi que sur la pauvret{\'e}.

Elle pose l{\textquoteright}hypoth{\`e}se d{\textquoteright}une r{\'e}ticence plus grande des experts franco-qu{\'e}b{\'e}cois {\`a} la consommation de masse par rapport {\`a} leurs coll{\`e}gues anglophones. Elle soutient {\'e}galement que l{\textquoteright}entr{\'e}e dans la soci{\'e}t{\'e} de consommation renforce le patriarcat au Qu{\'e}bec, du moins dans les discours. Ceux-ci se d{\'e}clinent par ailleurs en deux temps, le conservatisme de la p{\'e}riode 1945-1965 c{\'e}dant le pas {\`a} des prises de position impr{\'e}gn{\'e}es par le contexte de contestation sociale du tournant des ann{\'e}es 1970. {\`A} partir de la fin des ann{\'e}es 1960, des ph{\'e}nom{\`e}nes comme l{\textquoteright}endettement ou la pauvret{\'e} commencent {\`a} {\^e}tre appr{\'e}hend{\'e}s en lien avec le consum{\'e}risme dans le cadre d{\textquoteright}une rh{\'e}torique socialisante, souvent assez militante, qui con{\c c}oit de plus en plus la consommation comme un probl{\`e}me structurel et collectif en soi.

}, year = {2016}, pages = {384}, publisher = {Universit{\'e} de Montr{\'e}al}, address = {Montr{\'e}al}, url = {http://hdl.handle.net/1866/18465}, }