@phdthesis{bibcite_851, author = {Jessica Barthe}, title = {L{\textquoteright}administration seigneuriale derri{\`e}re la cl{\^o}ture : les Ursulines de Qu{\'e}bec et la seigneurie de Sainte-Croix (1639-1801)}, abstract = {
Bien que l{\textquoteright}on connaisse les pratiques de gestion seigneuriale des communaut{\'e}s masculines de la Nouvelle-France, les communaut{\'e}s religieuses f{\'e}minines sont surtout connues pour leurs contributions en mati{\`e}re d{\textquoteright}{\'e}ducation, de soins et d{\textquoteright}entraide. Pourtant, elles ont d{\'e}tenu, au m{\^e}me titre que ces communaut{\'e}s masculines, des propri{\'e}t{\'e}s seigneuriales. Afin de combler le silence historique qui entoure l{\textquoteright}administration seigneuriale des religieuses, ce m{\'e}moire pr{\'e}sente le cas des Ursulines de Qu{\'e}bec et de leur seigneurie de Sainte-Croix dont elles prennent possession en 1646. Cet {\'e}v{\'e}nement marque l{\textquoteright}union de deux mondes totalement diff{\'e}rents. D{\textquoteright}un c{\^o}t{\'e}, une communaut{\'e} de femmes clo{\^\i}tr{\'e}es, de l{\textquoteright}autre, un fief qui devra {\^e}tre colonis{\'e}, mis en valeur et administr{\'e}, afin de permettre aux colons d{\textquoteright}occuper le territoire. L{\textquoteright}{\'e}tude qui suit propose un regard nouveau sur cette situation unique, o{\`u} des moniales sont appel{\'e}es {\`a} jouer le r{\^o}le de seigneuresses. Prenant appui sur le concept d{\textquoteright}agentivit{\'e}, cette {\'e}tude a pour objectif de comprendre en quoi le clo{\^\i}tre et le genre ont influenc{\'e} l{\textquoteright}administration de la seigneurie de Sainte-Croix.
S{\textquoteright}inscrivant dans un cadre g{\'e}ographique particulier, le fief et sa gestion repr{\'e}sentent un d{\'e}fi de taille pour les religieuses. Malgr{\'e} les diff{\'e}rents obstacles, comme la distance, elles entreprennent de conc{\'e}der des terres qu{\textquoteright}elles ne verront jamais. Cette absence finit par les rattraper et la population grandissante am{\`e}ne les religieuses {\`a} se d{\'e}partir de certaines responsabilit{\'e}s seigneuriales. D{\`e}s lors, on remarque une influence masculine grandissante et la gestion seigneuriale se modifie sous l{\textquoteright}impulsion de M{\`e}re Fran{\c c}ois-Xavier Taschereau.
}, year = {2015}, pages = {138}, month = {2015}, publisher = {Universit{\'e} de Sherbrooke}, address = {Sherbrooke}, url = {http://hdl.handle.net/11143/7705}, }