@misc{bibcite_7983, title = {Th{\'e}{\^a}tre au Qu{\'e}bec}, abstract = {

L{\textquoteright}histoire du th{\'e}{\^a}tre au Qu{\'e}bec commence modestement d{\`e}s l{\textquoteright}{\'e}poque de la Nouvelle-France. Tout au long des XVIIe et XVIIIe si{\`e}cles, l{\textquoteright}activit{\'e} th{\'e}{\^a}trale en fran{\c c}ais est li{\'e}e aux interventions r{\'e}p{\'e}t{\'e}es de l{\textquoteright}{\'E}glise catholique, qui tente le plus souvent de la restreindre aux coll{\`e}ges administr{\'e}s par des communaut{\'e}s religieuses. Sous le r{\'e}gime britannique, le th{\'e}{\^a}tre prend un peu de vigueur. Des diff{\'e}rences notables se font sentir entre les sc{\`e}nes th{\'e}{\^a}trales francophones et anglophones. Alors que la premi{\`e}re peine {\`a} s{\textquoteright}{\'e}tablir, la seconde prend rapidement de l{\textquoteright}expansion.Vers le milieu du XIXe si{\`e}cle. Il faudra attendre la fin du XIXe si{\`e}cle pour qu{\textquoteright}un th{\'e}{\^a}tre professionnel distinctement {\guillemotleft}\ canadien\ {\guillemotright} voie le jour. {\`A} l{\textquoteright}{\'e}poque, le th{\'e}{\^a}tre professionnel est largement domin{\'e} par les troupes de tourn{\'e}es en provenance des {\'E}tats-Unis.

La fin du XIXe et le d{\'e}but du XXe si{\`e}cle voient l{\textquoteright}{\'e}mergence d{\textquoteright}une sc{\`e}ne th{\'e}{\^a}trale dynamique {\`a} Montr{\'e}al. Largement influenc{\'e}e par le vaudeville {\`a} l{\textquoteright}am{\'e}ricaine, cette sc{\`e}ne th{\'e}{\^a}trale innove en pr{\'e}sentant des spectacles de Broadway, des m{\'e}lodrames et des revues. Le th{\'e}{\^a}tre qu{\'e}b{\'e}cois est durement frapp{\'e} par la crise {\'e}conomique des ann{\'e}es 1930, mais parvient {\`a} subsister notamment gr{\^a}ce {\`a} la radio. Les ann{\'e}es de l{\textquoteright}apr{\`e}s-guerre sont t{\'e}moins de l{\textquoteright}{\'e}mergence d{\textquoteright}un th{\'e}{\^a}tre canadien-fran{\c c}ais r{\'e}solument moderne, port{\'e} entre autres par des auteurs de grand talent comme Gratien G{\'e}linas et Marcel Dub{\'e}. Plut{\^o}t que de se conformer aveugl{\'e}ment aux injonctions du clerg{\'e}, G{\'e}linas et Dub{\'e} utilisent le th{\'e}{\^a}tre pour d{\'e}noncer les conditions des classes populaires et pour exprimer la r{\'e}volte des opprim{\'e}s.

Durant la R{\'e}volution tranquille des ann{\'e}es 1960 et 1970 Michel Tremblay secoue les colonnes du temple en osant utiliser le {\guillemotleft}\ joual\ {\guillemotright} comme langue po{\'e}tique, d{\textquoteright}autres se servent du th{\'e}{\^a}tre pour d{\'e}noncer des injustices et pour revendiquer des changements sociaux. D{\textquoteright}autres, encore, utilisent le th{\'e}{\^a}tre comme un espace d{\textquoteright}exp{\'e}rimentation et d{\textquoteright}innovation.

Au cours des ann{\'e}es 1980 et 1990, le th{\'e}{\^a}tre qu{\'e}b{\'e}cois prend ses distances de la politique pour s{\textquoteright}int{\'e}resser davantage au domaine de l{\textquoteright}intime. En m{\^e}me temps, l{\textquoteright}activit{\'e} th{\'e}{\^a}trale est secou{\'e}e par l{\textquoteright}institutionnalisation des arts de la sc{\`e}ne que sont le th{\'e}{\^a}tre d{\textquoteright}improvisation et l{\textquoteright}humour.

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