@misc{bibcite_7982, title = {Histoire de la presse {\'e}crite au Qu{\'e}bec}, abstract = {

L{\textquoteright}histoire de la presse {\'e}crite au Qu{\'e}bec d{\'e}signe l{\textquoteright}{\'e}volution et le d{\'e}veloppement de la presse d{\textquoteright}information et d{\textquoteright}opinion (en majorit{\'e} de langue fran{\c c}aise) au cours du temps au Qu{\'e}bec.

Les presses {\`a} imprimer {\'e}tant interdites {\`a} l{\textquoteright}{\'e}poque de la Nouvelle-France, l{\textquoteright}histoire de la presse {\'e}crite qu{\'e}b{\'e}coise commence v{\'e}ritablement au lendemain de la Conqu{\^e}te britannique. Le premier journal de l{\textquoteright}histoire du Qu{\'e}bec, un hebdomadaire bilingue financ{\'e} en bonne partie par les autorit{\'e}s coloniales, a pour principale fonction de publier les ordonnances officielles. Si la presse {\'e}crite se diversifie rapidement, les imprimeurs et les {\'e}diteurs trop aventureux s{\textquoteright}exposent toutefois {\`a} l{\textquoteright}opposition du gouverneur.

Les d{\'e}buts du parlementarisme et de la politique partisane permettent l{\textquoteright}{\'e}mergence d{\textquoteright}une presse politique au tournant du XIXe si{\`e}cle. Le Quebec Mercury est ainsi fond{\'e} en 1805 pour d{\'e}fendre les int{\'e}r{\^e}ts de la communaut{\'e} d{\textquoteright}affaires anglophone. S{\textquoteright}y oppose Le Canadien (1806), une publication vou{\'e}e {\`a} la fois {\`a} l{\textquoteright}{\'e}ducation citoyenne et {\`a} la d{\'e}fense des int{\'e}r{\^e}ts de la majorit{\'e} canadienne-fran{\c c}aise.

La presse qu{\'e}b{\'e}coise du XIXe si{\`e}cle cro{\^\i}t lentement, ralentie d{\textquoteright}une part par les faibles taux de litt{\'e}ratie de la population bas-canadienne et d{\textquoteright}autre part par les co{\^u}ts {\'e}lev{\'e}s de production. {\`A} cet {\'e}gard, la d{\'e}cennie 1840 marque un premier point tournant, puisqu{\textquoteright}elle est t{\'e}moin de changements sociaux et d{\textquoteright}innovations technologiques qui accroissent le lectorat et qui r{\'e}duisent les co{\^u}ts d{\textquoteright}exploitation des imprimeries. Appara{\^\i}t d{\`e}s lors une v{\'e}ritable presse d{\textquoteright}opinion. Les nombreuses publications p{\'e}riodiques qui voient le jour dans la deuxi{\`e}me moiti{\'e} du si{\`e}cle permettent aux diverses factions politiques et religieuses, mais aussi {\`a} toutes sortes de groupes d{\textquoteright}int{\'e}r{\^e}t d{\textquoteright}exposer leur agenda dans l{\textquoteright}espace public.

Un autre tournant majeur vient {\`a} la fin du XIXe si{\`e}cle. Le Qu{\'e}bec voit alors l{\textquoteright}{\'e}mergence d{\textquoteright}une presse d{\textquoteright}information largement inspir{\'e}e des exemples am{\'e}ricains, fran{\c c}ais et britanniques. Plut{\^o}t que de tenter de charmer une petite {\'e}lite intellectuelle ou encore un secteur pr{\'e}cis de la soci{\'e}t{\'e}, cette presse courtise un lectorat aussi large que possible. Les {\'e}diteurs de journaux, devenus de v{\'e}ritables hommes d{\textquoteright}affaires, redoublent d{\textquoteright}ing{\'e}niosit{\'e} pour attirer les lecteurs et les lectrices issus de toutes les classes sociales. Dans la presse dite {\guillemotleft}\ populaire\ {\guillemotright}, les longs articles de fond sont bient{\^o}t remplac{\'e}s par des textes courts et au langage simple. Ces textes sont accompagn{\'e}s de grands titres, d{\textquoteright}illustrations et m{\^e}me parfois de photographies.

Au d{\'e}but du XXe si{\`e}cle, la presse qu{\'e}b{\'e}coise est en plein essor. Elle b{\'e}n{\'e}ficie notamment de certaines innovations technologiques comme la t{\'e}l{\'e}graphie sans fil. Les premi{\`e}res d{\'e}cennies du si{\`e}cle voient ainsi l{\textquoteright}apog{\'e}e des grands quotidiens d{\textquoteright}information ainsi que l{\textquoteright}expansion de la presse r{\'e}gionale. {\`A} partir des ann{\'e}es 1920 et 1930, la presse {\'e}crite commence {\`a} rivaliser avec la radio; {\`a} partir des ann{\'e}es 1950, elle rivalise {\'e}galement avec la t{\'e}l{\'e}vision.

Les ann{\'e}es 1960 et 1970 marquent une transition importante dans l{\textquoteright}histoire de la presse {\'e}crite qu{\'e}b{\'e}coise. Le m{\'e}tier de journaliste se professionnalise graduellement; certains secteurs de la presse qu{\'e}b{\'e}coise deviennent engag{\'e}s et m{\^e}me militants. Les journaux, les revues, les magazines et ceux qui les produisent jouent ainsi un r{\^o}le de premier plan dans la R{\'e}volution tranquille.

La fin des ann{\'e}es 1960 est {\'e}galement t{\'e}moin d{\textquoteright}une concentration sans pr{\'e}c{\'e}dent de la presse {\'e}crite qu{\'e}b{\'e}coise. {\'E}mergent alors les puissants empires m{\'e}diatiques de Power Corporation et de Qu{\'e}becor.

Depuis les ann{\'e}es 1990, mais surtout depuis les ann{\'e}es 2000, la presse {\'e}crite doit composer avec le d{\'e}fi pos{\'e} par l{\textquoteright}{\'e}mergence des m{\'e}dias num{\'e}riques.

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