@phdthesis{bibcite_729, author = {Isabelle Dornic}, title = {Hier ne meurt jamais. Vision et d{\'e}sillusions d{\textquoteright}une qu{\^e}te identitaire f{\'e}minine au Qu{\'e}bec. La Bonne Parole, organe de la F{\'e}d{\'e}ration nationale Saint-Jean-Baptiste, 1913-1958}, abstract = {
De mars 1913 {\`a} 1958 para{\^\i}t La Bonne Parole, organe de la F{\'e}d{\'e}ration nationale Saint-Jean-Baptiste. Pendant 45 ann{\'e}es, les responsables de l{\textquoteright}association f{\'e}minine montr{\'e}alaise parviennent donc {\`a} publier les 384 num{\'e}ros d{\textquoteright}une revue dont elles veulent faire un lien entre les membres de la F{\'e}d{\'e}ration et une voix pour les principes catholiques d{\textquoteright}action sociale. Dans l{\textquoteright}analyse que nous avons men{\'e}e dans cette th{\`e}se, nous avons appr{\'e}hend{\'e} ce mat{\'e}riau comme une v{\'e}ritable tentative de prise de parole par les membres d{\textquoteright}un groupe, favorisant, par un recours conscient ou non {\`a} des strat{\'e}gies sp{\'e}cifiques tant discursives qu{\textquoteright}administratives, la construction de leur identit{\'e} groupale. Les sources exploit{\'e}es, dossiers provenant du fonds d{\textquoteright}archives de la F{\'e}d{\'e}ration et textes publi{\'e}s dans la revue m{\^e}me, soumises {\`a} des m{\'e}thodes d{\textquoteright}analyse de contenu {\`a} la fois qualitatives et quantitatives, ont permis de mettre en lumi{\`e}re ces strat{\'e}gies qui s{\textquoteright}imbriquent les unes aux autres pour former un {\'e}difice discursif complexe. Les r{\'e}sultats obtenus t{\'e}moignent alors d{\textquoteright}une difficile qu{\^e}te identitaire, se mat{\'e}rialisant d{\textquoteright}abord par une d{\'e}finition tr{\`e}s progressive des objectifs de la revue, ainsi que par une appropriation graduelle du mat{\'e}riau qu{\textquoteright}elle constitue par les femmes de la F{\'e}d{\'e}ration. Un noyau restreint d{\textquoteright}auteurs {\'e}merge alors, qui s{\textquoteright}affirment peu {\`a} peu comme les {\guillemotleft}\ moteurs\ {\guillemotright} de La Bonne Parole. Des d{\'e}cisions administratives, essentiellement financi{\`e}res, directement li{\'e}es {\`a} la vision que les membres dirigeants de la FNSJB, notamment Mme Marie G{\'e}rin-Lajoie, avaient {\'e}labor{\'e}e de leur organe de presse, vont par ailleurs s{\textquoteright}av{\'e}rer, {\`a} long terme, malheureuses pour l{\textquoteright}{\'e}tat de sant{\'e} financi{\`e}re de celui-ci, le condamnant {\`a} vivre avec une maladie dont les sympt{\^o}mes contribueront {\`a} l{\textquoteright}emporter. Enfin, les choix discursifs, par les repr{\'e}sentations v{\'e}hicul{\'e}es au c{\oe}ur m{\^e}me de La Bonne Parole, mettront en sc{\`e}ne une association unie de c{\oe}ur et d{\textquoteright}esprit, mais {\'e}galement de m{\'e}moire, lui d{\'e}finissant des cadres spatiaux, id{\'e}ologiques et temporels au sein desquels la figure centrale de Marie G{\'e}rin-Lajoie prendra toute son ampleur. Ces repr{\'e}sentations vont cependant peu {\`a} peu restreindre la possibilit{\'e} de l{\'e}guer la FNSJB {\`a} une nouvelle g{\'e}n{\'e}ration et l{\textquoteright}ancrer vers {\guillemotleft}\ un hier qui ne meurt jamais\ {\guillemotright}. Et pourtant, 45 ann{\'e}es apr{\`e}s son lancement, La Bonne Parole s{\textquoteright}{\'e}teint, mettant un terme {\`a} cette qu{\^e}te identitaire empreinte de joies et de succ{\`e}s, de douleurs et de d{\'e}ceptions.
}, year = {2004}, pages = {543}, month = {2004}, publisher = {Universit{\'e} Laval}, url = {http://hdl.handle.net/20.500.11794/17839}, }