@phdthesis{bibcite_601, author = {Manon Bussi{\`e}re}, title = {De la voie de passage au chemin public. Le r{\'e}seau routier et ses repr{\'e}sentations dans la province de Qu{\'e}bec : l{\textquoteright}exemple du Centre-du-Qu{\'e}bec, 1706-1841}, abstract = {

Jusqu{\textquoteright}{\`a} r{\'e}cemment, la plupart des {\'e}tudes canadiennes et {\'e}trang{\`e}res ont abord{\'e} la route {\`a} partir de consid{\'e}rations essentiellement {\'e}conomiques, politiques ou techniques, s{\textquoteright}attachant {\`a} mettre en {\'e}vidence son r{\^o}le majeur dans la structuration d{\textquoteright}un espace national et d{\textquoteright}une {\'e}conomie de march{\'e}. Or, depuis peu, de nouveaux courants de recherche sont venus placer la route au c{\oe}ur d{\textquoteright}un univers de symboles et de repr{\'e}sentations qui la particularisent d{\'e}sormais en tant qu{\textquoteright}espace identitaire. Notre th{\`e}se sur l{\textquoteright}{\'e}volution du syst{\`e}me routier et de ses repr{\'e}sentations au Centre-du-Qu{\'e}bec, entre le milieu du XVIIIe si{\`e}cle et le milieu du si{\`e}cle suivant, s{\textquoteright}inscrit dans cet effort de renouvellement des perspectives. Nous avons choisi d{\textquoteright}appr{\'e}hender la route non seulement comme un support mat{\'e}riel {\`a} la vie de relations, mais {\'e}galement une production sociale originale, r{\'e}sultant des interactions continuelles entre les acteurs {\`a} l{\textquoteright}{\oe}uvre tant {\`a} l{\textquoteright}{\'e}chelle locale que globale. Mettant {\`a} profit une base documentaire riche et diversifi{\'e}e (proc{\`e}s-verbaux des grands voyers et documents aff{\'e}rents, rapports administratifs, t{\'e}moignages de contemporains, etc.), nous tentons de reconstituer la gen{\`e}se et les mutations des chemins, tout en cernant le r{\^o}le des acteurs sociaux et autres agents du changement.

Nous proposons une p{\'e}riodisation des transformations de la route en deux {\'e}tapes distinctes. Dans un premier temps (1706-1790), le r{\'e}gime des grands voyers, avalis{\'e} par les autorit{\'e}s coloniales fran{\c c}aises puis britanniques, s{\textquoteright}organise et se consolide progressivement, participant de la construction de l{\textquoteright}{\'E}tat aussi bien que de la voie publique. L{\textquoteright}infrastructure routi{\`e}re appara{\^\i}t alors rudimentaire\ : elle se r{\'e}sume bien souvent {\`a} un simple axe local, qui suffit n{\'e}anmoins aux besoins encore limit{\'e}s du faible nombre d{\textquoteright}occupants. Puis, les ann{\'e}es 1790 marquent les d{\'e}buts d{\textquoteright}un temps nouveau, caract{\'e}ris{\'e} {\`a} la fois par une d{\'e}centralisation administrative, par une pr{\'e}dominance du droit sur les obligations coutumi{\`e}res et par l{\textquoteright}ouverture {\`a} la colonisation des seigneuries de l{\textquoteright}int{\'e}rieur et des cantons. Bien que le besoin de chemins publics se fasse d{\`e}s lors plus pressant, le r{\'e}seau routier s{\textquoteright}implante lentement, surtout en territoire cantonal, o{\`u} l{\textquoteright}am{\'e}nagement et l{\textquoteright}entretien des voies posent des difficult{\'e}s particuli{\`e}res. L{\textquoteright}abolition du r{\'e}gime des grands voyers au profit d{\textquoteright}une gestion plus locale de la route se pr{\'e}sentera dans les ann{\'e}es 1840 comme la solution aux probl{\`e}mes de voirie, et annonce en cela le passage au mode de gestion municipale.

}, year = {2009}, pages = {422}, month = {2009}, publisher = {Universit{\'e} du Qu{\'e}bec {\`a} Trois-Rivi{\`e}res}, url = {https://depot-e.uqtr.ca/1283}, }