@phdthesis{bibcite_587, author = {R{\'e}mi Lefran{\c c}ois}, title = {Communaut{\'e} et culture ouvri{\`e}res dans le contexte d{\textquoteright}une ville mono-industrielle situ{\'e}e en r{\'e}gion {\'e}loign{\'e}e : le cas de la ville de Matane, 1896-1958}, abstract = {
Ce m{\'e}moire veut comprendre comment est apparue la communaut{\'e} ouvri{\`e}re de Matane et comment la culture qui y est associ{\'e}e s{\textquoteright}est d{\'e}velopp{\'e}e dans un contexte de petite ville mono-industrielle domin{\'e}e par l{\textquoteright}industrie foresti{\`e}re, au cours de la premi{\`e}re moiti{\'e} du XXe si{\`e}cle. Pour ce faire, plusieurs param{\`e}tres sont explor{\'e}s, que ce soit les contextes historique et socio-{\'e}conomique, l{\textquoteright}{\'e}volution d{\'e}mographique et la situation g{\'e}ographique de Matane, en parall{\`e}le {\`a} ceux du Bas-Saint-Laurent. Pour plonger au c{\oe}ur de la communaut{\'e} et de la culture ouvri{\`e}re, ce m{\'e}moire reconstitue le parcours syndical des ouvriers matanais, en particulier l{\textquoteright}exp{\'e}rience des ouvriers de la compagnie Price Brothers sous la banni{\`e}re du Syndicat de l{\textquoteright}industrie du bois de Matane. Il s{\textquoteright}attarde {\'e}galement aux diff{\'e}rents {\'e}l{\'e}ments culturels qui permettent d{\textquoteright}identifier une culture ouvri{\`e}re tels que les strat{\'e}gies de survie et les manifestations publiques de la classe ouvri{\`e}re. Ce qui ressort de cette {\'e}tude, c{\textquoteright}est l{\textquoteright}importance du contexte mono-industriel et de l{\textquoteright}{\'e}loignement g{\'e}ographique dans la mise en place de la communaut{\'e} et de la culture ouvri{\`e}res matanaise. En effet, l{\textquoteright}industrie du sciage a impos{\'e} {\`a} la population matanaise un mode de vie particulier. Chaque ann{\'e}e, une bonne partie de la population masculine en {\^a}ge de travailler doit s{\textquoteright}exiler pour trouver du travail. Cette situation, les faibles salaires vers{\'e}s par cette industrie et les co{\^u}ts de vie {\'e}lev{\'e}s maintiennent une bonne partie de la population dans la pauvret{\'e}. Voyant leur r{\^o}le et leur masculinit{\'e} remis en question, les ouvriers compensent par la pratique sportive, les exploits physiques au travail et doivent multiplier les sources de revenus familiaux. Cela force les travailleurs {\`a} former un syndicat au d{\'e}but des ann{\'e}es 1940, profitant des conditions particuli{\`e}res de la guerre. {\`A} partir de ce moment, le syndicat devient la voix des ouvriers de la ville. Il prend alors des initiatives pour am{\'e}liorer la situation {\'e}conomique, pour resserrer le tissu social et il n{\textquoteright}h{\'e}site pas {\`a} unir les diff{\'e}rents acteurs du milieu pour y arriver. Cela met de l{\textquoteright}avant la pr{\'e}sence d{\textquoteright}un esprit communautaire o{\`u} les diff{\'e}rents habitants de Matane travaillent de concert pour le bien-{\^e}tre de la communaut{\'e}. Malgr{\'e} ces efforts, la vieille industrie foresti{\`e}re, en d{\'e}clin depuis l{\textquoteright}apr{\`e}s-guerre, dispara{\^\i}t au tournant des ann{\'e}es 1960.
}, year = {2014}, pages = {176}, month = {2014}, publisher = {Universit{\'e} du Qu{\'e}bec {\`a} Montr{\'e}al}, url = {http://www.archipel.uqam.ca/id/eprint/6460}, }