@phdthesis{bibcite_546, author = {Paul-Andr{\'e} Dubois}, title = {Chant et mission en Nouvelle-France, espace de rencontre des cultures}, abstract = {

La pr{\'e}sente recherche porte sur la question du chant religieux en langues am{\'e}rindiennes dans les missions de la Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe si{\`e}cles. L{\textquoteright}{\'e}tude de la correspondance missionnaire, des r{\'e}cits de voyages et des manuscrits de chant liturgique r{\'e}dig{\'e}s en diverses langues par les missionnaires nous a fourni l{\textquoteright}essentiel des donn{\'e}es permettant de reconstituer la trajectoire de la musique religieuse chez les Am{\'e}rindiens convertis et partant, d{\textquoteright}{\'e}clairer un aspect peu connu de l{\textquoteright}histoire ancienne des missions et des autochtones du Canada. En outre, la comparaison d{\textquoteright}un grand nombre de t{\'e}moignages sur le chant dans les missions canadiennes avec le contenu des manuscrits musicaux t{\'e}moins de cette pratique a permis de mettre en lumi{\`e}re la richesse et l{\textquoteright}{\'e}tendue de la pratique du chant chez les Am{\'e}rindiens. Au XVIIIe \ si{\`e}cle, tous les autochtones convertis pratiquent le plain-chant en leur langue et m{\^e}me, en certains lieux, le petit motet polyphonique. La pratique continue du chant religieux chez les Am{\'e}rindiens chr{\'e}tiens, jointe {\`a} l{\textquoteright}enthousiasme qu{\textquoteright}ils d{\'e}montrent {\`a} l{\textquoteright}endroit des c{\'e}r{\'e}monies du culte attestent un go{\^u}t pour la musique europ{\'e}enne mais {\'e}galement une r{\'e}ceptivit{\'e} certaine des autochtones {\`a} l{\textquoteright}{\'e}gard du fait religieux des Europ{\'e}ens, du moins au XVIIIe \ si{\`e}cle. Bien qu{\textquoteright}elle s{\textquoteright}inscrive en porte-{\`a}-faux avec l{\textquoteright}id{\'e}e re{\c c}ue voulant que les Am{\'e}rindiens aient subi la religion chr{\'e}tienne, cette hypoth{\`e}se se fonde n{\'e}anmoins sur le fait av{\'e}r{\'e} que les Am{\'e}rindiens de la colonie fran{\c c}aise ont d{\^u}, plus ou moins consciemment, red{\'e}finir leur identit{\'e} sur l{\textquoteright}{\'e}chiquier colonial. Les temps avaient chang{\'e}, les Am{\'e}rindiens en {\'e}taient parfaitement conscients et consid{\'e}raient d{\'e}sormais de nouvelles avenues {\`a} leur survie comme ethnies. Le chant et plus g{\'e}n{\'e}ralement la voix et l{\textquoteright}expression vocale, se sont alors pr{\'e}sent{\'e}s {\`a} eux et {\`a} leurs missionnaires comme l{\textquoteright}un des possibles lieux de rencontre, de dialogue et d{\textquoteright}appropriation identitaire dans un monde en rapide mutation.

}, year = {2004}, pages = {727}, month = {2004}, publisher = {Universit{\'e} Laval}, url = {http://hdl.handle.net/20.500.11794/17927}, }