@phdthesis{bibcite_501, author = {Michel Lavoie}, title = {{\guillemotleft}~C{\textquoteright}est ma seigneurie que je r{\'e}clame~{\guillemotright}. La lutte des Hurons de Lorette pour la seigneurie de Sillery, 1760-1888}, abstract = {
Fond{\'e}e sur une analyse documentaire pouss{\'e}e, cette {\'e}tude retrace et analyse la lutte livr{\'e}e par les Hurons, entre 1760 et 1888, pour obtenir que la seigneurie de Sillery leur soit rendue par le gouvernement colonial britannique et le gouvernement f{\'e}d{\'e}ral canadien. Les sources exploit{\'e}es sont tir{\'e}es principalement des archives coloniales fran{\c c}aises et britanniques.
Le r{\'e}gime colonial anglais a h{\'e}rit{\'e}, lors de la Conqu{\^e}te du Canada, en 1760, d{\textquoteright}une probl{\'e}matique fonci{\`e}re particuli{\`e}re qu{\textquoteright}il a toujours refus{\'e} de corriger. La seigneurie de Sillery, octroy{\'e}e aux sauvages n{\'e}ophytes chr{\'e}tiens, en 1651, par la Couronne de France {\'e}tait l{\textquoteright}un des joyaux des biens des J{\'e}suites. Cette concession, qui s{\textquoteright}inscrivait dans le projet missionnaire de rassembler les sauvages de la Nouvelle France dans des r{\'e}ductions, {\'e}tait sous la tutelle exclusive et perp{\'e}tuelle des J{\'e}suites. Ces derniers ont effectu{\'e} des tractations fonci{\`e}res pr{\'e}judiciables aux int{\'e}r{\^e}ts de leurs pupilles. Celles-ci ont conduit, {\`a} l{\textquoteright}insu des prot{\'e}g{\'e}s, {\`a} la r{\'e}duction drastique des limites de la seigneurie de Sillery et {\`a} son appropriation compl{\`e}te par les J{\'e}suites. Cette captation s{\textquoteright}est prolong{\'e}e sous le r{\'e}gime colonial britannique et a {\'e}t{\'e} l{\'e}gu{\'e}e, en 1867, au gouvernement f{\'e}d{\'e}ral du Canada. Parmi les n{\'e}ophytes, seuls les Hurons sont demeur{\'e}s dans les limites d{\textquoteright}origine de la seigneurie de Sillery.
Jusqu{\textquoteright}en 1800, les J{\'e}suites ont conserv{\'e} la garde de leur riche patrimoine, sous l{\textquoteright}{\oe}il vigilant du gouvernement colonial. Quarante ans d{\textquoteright}exp{\'e}rience suffiront pour que les autorit{\'e}s anglaises parviennent, {\`a} force de volont{\'e} politique et d{\textquoteright}opinions juridiques de circonstances, {\`a} contrer toutes les pr{\'e}tentions sur les biens des J{\'e}suites, dont celles des Hurons sur la seigneurie de Sillery. Si les r{\'e}clamations huronnes s{\textquoteright}inscrivaient dans une logique d{\textquoteright}alliance, les refus britanniques se situaient dans une logique coloniale d{\textquoteright}assujettissement. Le gouvernement canadien poursuivra sans fl{\'e}chir la politique anglaise. Tous les pr{\'e}tendants aux biens des J{\'e}suites obtiendront compensations et indemnit{\'e}s. Frustr{\'e}s par leurs tuteurs, subjugu{\'e}s par les Anglais, seuls les Hurons seront priv{\'e}s de r{\'e}parations. Cette histoire n{\textquoteright}est pas sans porter s{\'e}rieusement ombrage {\`a} l{\textquoteright}honneur de la Couronne.
}, year = {2006}, month = {2006}, publisher = {Universit{\'e} Concordia}, url = {http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/thesescanada/vol2/002/NR20140.PDF}, }