@phdthesis{bibcite_465, author = {Jaouad Laaroussi}, title = {Aux origines du syndicalisme {\'e}tudiant de combat. {\guillemotleft}~Participer c{\textquoteright}est se faire fourrer!~{\guillemotright}~: concertation, participation et contestation dans les c{\'e}geps de Montr{\'e}al et {\`a} l{\textquoteright}UQAM (1963-1976)}, abstract = {

Cette {\'e}tude traite de la recomposition du mouvement {\'e}tudiant {\`a} la suite de la r{\'e}forme de l{\textquoteright}{\'e}ducation sup{\'e}rieure au Qu{\'e}bec (1963-1976). L{\textquoteright}id{\'e}ologie de la participation impr{\`e}gne les architectes des institutions nouvelles, que sont les c{\'e}geps et le r{\'e}seau de l{\textquoteright}Universit{\'e} du Qu{\'e}bec, et d{\'e}finira l{\textquoteright}int{\'e}gration des corps enseignants et {\'e}tudiants au sein de celles-ci. Durant cette p{\'e}riode de gestation des r{\'e}formes, le syndicalisme {\'e}tudiant, sous la gouverne de l{\textquoteright}Union g{\'e}n{\'e}rale des {\'e}tudiants du Qu{\'e}bec (UGEQ), est lui aussi influenc{\'e} par l{\textquoteright}id{\'e}ologie de la participation, ses militants si{\'e}geant {\`a} plusieurs comit{\'e}s de concertation avec l{\textquoteright}{\'E}tat et les administrations scolaires. Le r{\'e}seau des c{\'e}geps et de l{\textquoteright}Universit{\'e} du Qu{\'e}bec sont respectivement fond{\'e}es en 1967 et 1969. Ils connaissent, d{\`e}s leurs premi{\`e}res ann{\'e}es d{\textquoteright}existence, d{\textquoteright}importantes contestations {\'e}tudiantes. Celles-ci remettent en question le projet de participation formalis{\'e} dans les statuts et structures de ces nouveaux {\'e}tablissements et soutenu jusque-l{\`a} par l{\textquoteright}UGEQ. La dissolution de l{\textquoteright}UGEQ, en 1969, est, {\`a} ce titre, un point de rupture avec l{\textquoteright}id{\'e}ologie de la participation et la pratique de la concertation ayant caract{\'e}ris{\'e}es dans la premi{\`e}re moiti{\'e} de la d{\'e}cennie le syndicalisme {\'e}tudiant qu{\'e}b{\'e}cois. Ce rejet de la participation et de la concertation dans les c{\'e}geps et {\`a} l{\textquoteright}UQAM ne touche pas seulement les {\'e}tudiants. Au d{\'e}but des ann{\'e}es 1970, on observe, {\'e}galement, une mutation du syndicalisme enseignant. Les professeurs d{\'e}chantent progressivement de l{\textquoteright}id{\'e}ologie de la participation et multiplient gr{\`e}ves et manifestations contre l{\textquoteright}arbitraire administratif. L{\textquoteright}{\'e}mergence d{\textquoteright}un syndicalisme de combat en milieu enseignant participe {\`a} la restructuration d{\textquoteright}associations g{\'e}n{\'e}rales {\'e}tudiantes (AGE), fragilis{\'e}e au moment de la dissolution de l{\textquoteright}UGEQ. {\`A} partir de 1973, un mouvement de r{\'e}organisation des AGE touche {\`a} la fois les c{\'e}geps et l{\textquoteright}UQAM. Ces AGE se lient aussi {\`a} l{\textquoteright}{\'e}chelle nationale pour fonder, en 1975, l{\textquoteright}Association nationale des {\'e}tudiants du Qu{\'e}bec (ANEQ). Les v{\'e}hicules associatifs locaux et nationaux dont se dotent les {\'e}tudiants refusent les principes de participation, de concertation et de repr{\'e}sentation ayant guid{\'e}s l{\textquoteright}UGEQ des premi{\`e}res ann{\'e}es. Cette p{\'e}riode est, alors, caract{\'e}ris{\'e}e par un nouveau mod{\`e}le de syndicalisme {\'e}tudiant, le syndicalisme de combat.

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