@phdthesis{bibcite_458, author = {Julie B{\'e}rub{\'e}}, title = {{\guillemotleft}~The church is not a vast democracy~{\guillemotright}~: le r{\^o}le des {\'e}glises locales dans la formation de l{\textquoteright}{\'E}glise Unie du Canada (1902-1925)~: le cas de Sherbrooke}, abstract = {

En nous inspirant {\`a} la fois de la th{\'e}orie des organisations et de la sociologie historique des religions, nous nous int{\'e}ressons dans ce m{\'e}moire aux rapports de force {\`a} l{\textquoteright}{\oe}uvre au sein des {\'E}glises congr{\'e}gationaliste, m{\'e}thodiste et presbyt{\'e}rienne canadiennes au cours de la formation de l{\textquoteright}{\'E}glise Unie du Canada entre 1902 et 1925. {\`A} partir d{\textquoteright}une {\'e}tude de cas des trois congr{\'e}gations de la ville de Sherbrooke au Qu{\'e}bec, nous nous proposons d{\textquoteright}identifier le r{\^o}le des {\'e}glises locales dans l{\textquoteright}{\'e}laboration et l{\textquoteright}adoption de cette union interconfessionnelle. Par cette d{\'e}marche, nous cherchons plus sp{\'e}cifiquement {\`a} documenter de quelle mani{\`e}re le degr{\'e} de centralisation de chacune des confessions a influenc{\'e} l{\textquoteright}exp{\'e}rience de l{\textquoteright}union telle que v{\'e}cue par la Plymouth Congregational Church, la St. Andrew{\textquoteright}s Presbyterian Church et la Trinity Methodist Church de Sherbrooke. L{\textquoteright}accent est donc ici mis sur l{\textquoteright}analyse du processus en lui-m{\^e}me plut{\^o}t que sur ses causes ou son r{\'e}sultat.

L{\textquoteright}{\'e}tude des {\'e}tapes ayant men{\'e} {\`a} la concr{\'e}tisation de l{\textquoteright}union r{\'e}v{\`e}le que les fid{\`e}les sherbrookois ont jou{\'e} un r{\^o}le de second ordre dans ce projet. Celui-ci appara{\^\i}t avant tout {\^e}tre le fruit du travail des autorit{\'e}s supra-locales des trois {\'E}glises fondatrices. Entre 1902 et 1915, p{\'e}riode marqu{\'e}e par la cr{\'e}ation et la validation de la constitution de la future {\'e}glise, les {\'e}lites confessionnelles m{\`e}nent des n{\'e}gociations en vase clos. Elles ne consultent les fid{\`e}les par voie r{\'e}f{\'e}rendaire qu{\textquoteright}une fois le projet bien avanc{\'e}, les pla{\c c}ant ainsi devant le fait accompli. Leur mani{\`e}re de proc{\'e}der est cependant enti{\`e}rement conforme {\`a} la politique interne des trois confessions. Chez les m{\'e}thodistes et les presbyt{\'e}riens, les congr{\'e}gations n{\textquoteright}ont pas autorit{\'e} sur ces questions: les premiers, plus centralis{\'e}s, s{\textquoteright}en remettent au conseil sup{\'e}rieur de leur {\'E}glise et les seconds aux conseils r{\'e}gionaux que sont les Presbyteries. Du c{\^o}t{\'e} des congr{\'e}gationalistes, les {\'e}glises locales sont souveraines, ce pourquoi elles sont appel{\'e}es {\`a} d{\'e}terminer individuellement si elles souhaitent int{\'e}grer ou non l{\textquoteright}{\'E}glise Unie. Les presbyt{\'e}riens en viendront finalement {\`a} faire de m{\^e}me puisque plusieurs de leurs {\'e}lites s{\textquoteright}opposent {\`a} l{\textquoteright}union et r{\'e}clament que cette d{\'e}cision soit prise de mani{\`e}re plus d{\'e}mocratique. La controverse opposant unionistes et anti-unionistes se transporte ainsi {\`a} Sherbrooke {\`a} partir de mai 1923 et se cl{\^o}t par le vote de l{\textquoteright}{\'e}glise St. Andrew{\textquoteright}s en f{\'e}vrier 1925. Le caract{\`e}re local que prend alors le processus d{\textquoteright}union permet aux fid{\`e}les de faire preuve d{\textquoteright}une agentivit{\'e} sans pr{\'e}c{\'e}dent, mais qui s{\textquoteright}exerce uniquement {\`a} l{\textquoteright}{\'e}chelle sherbrookoise.

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