@phdthesis{bibcite_1833, author = {Masarah Van Eyck}, title = {{\textquotedblleft}We Shall Be One People{\textquotedblright}: Early Modern French Perceptions of the Amerindian Body}, abstract = {

Cette th{\`e}se analyse la perception fran{\c c}aise aux XVIIe et XVIIIe si{\`e}cles du corps des Indiens de la Nouvelle-France et de la Louisiane {\textendash} ceux que les contemporains nommaient les {\guillemotleft}\ Am{\'e}ricains\ {\guillemotright}. Elle r{\'e}v{\`e}le que les auteurs fran{\c c}ais qui visit{\`e}rent la Nouvelle- France dans la premi{\`e}re moiti{\'e} du XVIIe si{\`e}cle crurent que les diff{\'e}rences humaines n{\textquoteright}{\'e}taient pas immuables et que, gr{\^a}ce {\`a} l{\textquoteright}instruction et {\`a} la culture des terres, les Indiens pouvaient s{\textquoteright}assimiler physiquement et culturellement {\`a} la soci{\'e}t{\'e} coloniale fran{\c c}aise, si du moins les Europ{\'e}ens ne d{\'e}g{\'e}n{\'e}raient pas d{\textquoteright}abord, {\`a} cause de leur existence dans une nature sauvage. {\`A} partir de la fin du XVIIe si{\`e}cle, le d{\'e}sillusionnement des missionnaires, la projection coloniale de l{\textquoteright}ordre classique, puis les concepts de droit naturel et du syst{\`e}me de la nature issus des Lumi{\`e}res, inspir{\`e}rent {\`a} certains auteurs la reformulation de ces premi{\`e}res perceptions. Comme les Am{\'e}rindiens semblaient ne pas vouloir ou ne pas pouvoir adopter des m{\oe}urs civilis{\'e}es, ces auteurs en conclurent que les {\guillemotleft}\ Am{\'e}ricains\ {\guillemotright} ne poss{\'e}daient pas la raison n{\'e}cessaire {\`a} cette transformation. {\`A} la fin du XVIIIe si{\`e}cle, certains administrateurs coloniaux et les naturalistes europ{\'e}ens sugg{\'e}raient que le physique et le caract{\`e}re moral des Am{\'e}rindiens {\'e}taient immuables et que donc les Indiens de l{\textquoteright}Am{\'e}rique fran{\c c}aise {\'e}taient, de mani{\`e}re permanente et essentielle, incapables de perfectionner leur corps ou de cultiver leur esprit.

Les historiens qui ont {\'e}tudi{\'e} les perceptions des Indiens de l{\textquoteright}Am{\'e}rique du Nord aux XVIIe et XVIIIe si{\`e}cles ont trop souvent analys{\'e} les descriptions europ{\'e}ennes des Am{\'e}rindiens {\`a} partir de la perception que nous avons aujourd{\textquoteright}hui des diff{\'e}rences humaines. En examinant le m{\^e}me corpus {\`a} partir de la perception du corps par les contemporains, cette th{\`e}se cherche {\`a} percevoir les {\guillemotleft}\ Am{\'e}ricains\ {\guillemotright} {\`a} travers les yeux des auteurs qui les ont d{\'e}crits.

La documentation de cette {\'e}tude comprend les ouvrages des voyageurs fran{\c c}ais et les rapports des missionnaires en Nouvelle-France et en Louisiane, publi{\'e}s {\`a} l{\textquoteright}{\'e}poque, les {\'e}ditions moderne des correspondances et des m{\'e}moires ayant trait {\`a} ces r{\'e}gions, ainsi que certaines lettres d{\textquoteright}administrateurs du Canada et de la Louisiane, contenues dans les archives.

}, year = {2001}, pages = {263}, month = {09/2001}, publisher = {Universit{\'e} McGill}, address = {Montr{\'e}al}, url = {https://escholarship.mcgill.ca/concern/theses/cn69m5647}, }