@phdthesis{bibcite_1661, author = {Daniel Poitras}, title = {R{\'e}gime d{\textquoteright}historicit{\'e} et historiographie en France et au Qu{\'e}bec, 1956-1975. Michel de Certeau, Fernand Dumont et Fran{\c c}ois Furet}, abstract = {

L{\textquoteright}historien n{\textquoteright}{\'e}crit pas de nulle part. Ancr{\'e} dans son pr{\'e}sent et participant {\`a} la soci{\'e}t{\'e}, il en {\'e}pouse {\textendash} ou critique {\textendash} les projets, les utopies et les grands r{\'e}cits. Nous proposons dans ce travail d{\textquoteright}approfondir cet ancrage {\`a} travers une histoire crois{\'e}e et compar{\'e}e des exp{\'e}riences du temps de deux historiens fran{\c c}ais (Michel de Certeau, Fran{\c c}ois Furet) et d{\textquoteright}un historien-sociologue qu{\'e}b{\'e}cois (Fernand Dumont). Notre objectif est double\ : il s{\textquoteright}agit d{\textquoteright}{\'e}tablir, dans un premier temps, les correspondances entre leurs exp{\'e}riences lors de deux tournants, celui des ann{\'e}es 1960 et celui des ann{\'e}es 1970. Tout en prenant en compte les contextes des auteurs {\`a} l{\textquoteright}{\'e}tude, nous {\'e}largirons l{\textquoteright}{\'e}chelle d{\textquoteright}analyse afin de cerner la contemporan{\'e}it{\'e} d{\textquoteright}exp{\'e}riences du temps qui ne se r{\'e}duisent pas aux seuls cadres nationaux. Nous pourrons ainsi {\'e}tablir les coordonn{\'e}es des r{\'e}gimes d{\textquoteright}historicit{\'e} {\`a} chaque tournant en contribuant {\`a} pr{\'e}ciser les diff{\'e}rentes combinaisons des modes futuristes et pr{\'e}sentistes en jeu.

Dans un deuxi{\`e}me temps, nous explorerons les liens entre historiographie et r{\'e}gime d{\textquoteright}historicit{\'e} afin de mettre en {\'e}vidence les jonctions entre les consid{\'e}rations {\'e}pist{\'e}mologiques et l{\textquoteright}horizon d{\textquoteright}attente des historiens {\`a} l{\textquoteright}{\'e}tude. En abordant plus sp{\'e}cifiquement la question du r{\^o}le de l{\textquoteright}historien dans sa soci{\'e}t{\'e}, nous jaugeons les transformations parall{\`e}les de son exp{\'e}rience du temps et de ses pratiques historiographiques. Le passage de l{\textquoteright}exp{\'e}rience d{\textquoteright}une Histoire en marche au tournant de 1960 {\`a} celle d{\textquoteright}une histoire bloqu{\'e}e au tournant de 1970 affecte consid{\'e}rablement la place et le statut de l{\textquoteright}historien. D{\textquoteright}{\'e}minent passeur du temps {\`a} l{\textquoteright}{\'e}coute du sens du progr{\`e}s, l{\textquoteright}historien voit son statut contest{\'e} et marginalis{\'e}, ce qui ne veut pas dire que son r{\^o}le est moins important. Qu{\textquoteright}il d{\'e}busque des alternatives pass{\'e}es ou court-circuite des t{\'e}l{\'e}ologies, il est charg{\'e} de maintenir co{\^u}te que co{\^u}te ouverts les horizons du temps. Nous verrons sp{\'e}cifiquement le sens que prenait cette t{\^a}che {\`a} un moment o{\`u} la possibilit{\'e} d{\textquoteright}une {\guillemotleft}\ soci{\'e}t{\'e} nouvelle\ {\guillemotright}, apr{\`e}s Mai 68, pointait {\`a} l{\textquoteright}horizon des contemporains.

}, year = {2013}, pages = {403}, month = {12/2013}, publisher = {Universit{\'e} de Montr{\'e}al}, address = {Montr{\'e}al}, url = {http://hdl.handle.net/1866/11691}, }