@phdthesis{bibcite_1653, author = {Charles-Robert Gigu{\`e}re}, title = {Permanence et renouvellement des familles ouvri{\`e}res~: le cas du Village-aux-Oies et de la rue Forfar, 1901-1921}, abstract = {
Ce m{\'e}moire s{\textquoteright}int{\'e}resse aux familles ouvri{\`e}res de la rue Forfar dans les premi{\`e}res d{\'e}cennies du XXe si{\`e}cle. Il s{\textquoteright}articule autour des enjeux de renouvellement des populations et de l{\textquoteright}occupation de l{\textquoteright}espace urbain. {\`A} l{\textquoteright}aide des fiches nominatives des recensements de 1901, 1911 et 1921, notre {\'e}tude de cas propose de dresser un portrait diff{\'e}renci{\'e} des locataires et des propri{\'e}taires de la rue Forfar et d{\textquoteright}en saisir l{\textquoteright}{\'e}volution sur 20 ans.
Nous avons pu constater qu{\textquoteright}{\`a} partir de 1911, la rue Forfar {\'e}tait le th{\'e}{\^a}tre d{\textquoteright}un remplacement des familles britanniques et fran{\c c}aises par d{\textquoteright}autres en provenance d{\textquoteright}Europe de l{\textquoteright}Est et du Nord. Ces derni{\`e}res ont un impact direct sur le rajeunissement de la population et l{\textquoteright}{\'e}volution de leurs profils montre un clivage de plus en plus important avec les familles dont l{\textquoteright}{\'e}tablissement est plus ancien. {\`A} cet {\'e}gard, le groupe des propri{\'e}taires est celui dont les membres sont {\'e}tablis depuis le plus longtemps et leurs profils se distinguent nettement de ceux des autres r{\'e}sidents.
Le lien entre la main-d{\textquoteright}{\oe}uvre et le milieu environnant a aussi {\'e}t{\'e} mis en {\'e}vidence dans cette recherche. La majorit{\'e} des travailleurs sont des employ{\'e}s qualifi{\'e}s ou des journaliers qui {\oe}uvrent principalement dans les industries du transport et du secteur manufacturier situ{\'e}es {\`a} proximit{\'e} du Village-aux-oies. Les nouvelles entreprises qui s{\textquoteright}installent dans le quartier imm{\'e}diat au cours de p{\'e}riode ont une influence sur les m{\'e}tiers pratiqu{\'e}s par les r{\'e}sidents. En termes de revenu, nous avons not{\'e} une am{\'e}lioration de la marge de man{\oe}uvre {\'e}conomique des r{\'e}sidents entre 1901 et 1921. Bien que nous ayons pu {\'e}tablir un lien direct entre la cat{\'e}gorie de l{\textquoteright}emploi et le niveau de revenu des chefs de famille, notre {\'e}tude a su mettre en lumi{\`e}re la grande h{\'e}t{\'e}rog{\'e}n{\'e}it{\'e} des situations qui pr{\'e}vaut sur la rue Forfar. Les diff{\'e}rences entre les propri{\'e}taires occupants et les familles migrantes restent n{\'e}anmoins manifestes. Les premiers occupent le haut du pav{\'e} pour l{\textquoteright}ensemble des caract{\'e}ristiques {\'e}conomiques, les seconds ont davantage recours {\`a} des strat{\'e}gies comme le partage de logement ou le travail des enfants.
Finalement, notre {\'e}tude montre que la rue Forfar affiche une stabilit{\'e} remarquable sur l{\textquoteright}ensemble de la p{\'e}riode. Tous types de s{\'e}jours confondus, le nombre de familles qui r{\'e}sident sur la rue 10 ans, 15 ans ou 20 ans est impressionnant. {\`A} l{\textquoteright}{\'e}chelle de la rue, nous avons constat{\'e} certains regroupements qui sont influenc{\'e}s principalement par la dur{\'e}e d{\textquoteright}{\'e}tablissement et, {\`a} partir de 1921, par l{\textquoteright}origine ethnique. Quant aux propri{\'e}taires, ils sont de moins en moins nombreux {\`a} habiter la rue entre 1901 et 1921. Leurs d{\'e}placements s{\textquoteright}effectuent vers l{\textquoteright}ext{\'e}rieur du Village-aux-oies, particuli{\`e}rement dans des quartiers plus riches comme Outremont et Westmount.
}, year = {2018}, pages = {141}, month = {04/2018}, publisher = {Universit{\'e} du Qu{\'e}bec {\`a} Montr{\'e}al}, address = {Montr{\'e}al}, url = {http://archipel.uqam.ca/id/eprint/11671}, }