@phdthesis{bibcite_1644, author = {Mathieu Bouchard-Tremblay}, title = {Quand le Canada partait en croisade : de la r{\'e}alit{\'e} au mythe des zouaves pontificaux canadiens, 1868-1941}, abstract = {

Entre 1868 et 1870, un peu plus de cinq cents Canadiens fran{\c c}ais se port{\`e}rent volontaires dans le r{\'e}giment des zouaves pontificaux. N{\'e}anmoins, le 20 septembre 1870, Rome, capitale des {\'E}tats de l{\textquoteright}{\'E}glise, tombait aux mains de l{\textquoteright}arm{\'e}e du jeune royaume d{\textquoteright}Italie. Le lendemain, l{\textquoteright}arm{\'e}e pontificale {\'e}tait licenci{\'e}e et le retour des volontaires internationaux dans leurs pays d{\textquoteright}origine {\'e}tait organis{\'e}. Malgr{\'e} son inutilit{\'e} r{\'e}elle sur le plan militaire, l{\textquoteright}exp{\'e}dition des zouaves canadiens acquit une dimension {\'e}pique, mythique, dans l{\textquoteright}imaginaire collectif, dont le souvenir se perp{\'e}tua au sein d{\textquoteright}un mouvement associatif fond{\'e} par quelques v{\'e}t{\'e}rans, lequel demeura actif jusqu{\textquoteright}{\`a} la fin du XXe si{\`e}cle.

Ce m{\'e}moire de ma{\^\i}trise s{\textquoteright}int{\'e}resse {\`a} l{\textquoteright}{\'e}volution du mythe et du mouvement zouaves de 1868 {\`a} 1941. Pour ce faire, il s{\textquoteright}appuie en bonne partie sur le mod{\`e}le d{\'e}velopp{\'e} par G{\'e}rard Bouchard selon lequel le mythe, en tant que forme de repr{\'e}sentation collective productrice de sens, s{\textquoteright}ins{\`e}re fondamentalement dans les pratiques et les rapports sociaux. Le mythe zouave, en effet, a {\'e}t{\'e} indissociable du mouvement qui l{\textquoteright}a port{\'e} et au sein duquel il s{\textquoteright}est d{\'e}velopp{\'e}. Inversement, il a donn{\'e} {\`a} ce dernier ses objectifs, son identit{\'e}, bref il lui a donn{\'e} un contenu. {\`A} cet {\'e}gard, la figure du zouave id{\'e}al {\textendash} c{\textquoteright}est-{\`a}-dire celle port{\'e}e par le r{\'e}cit mythique {\textendash} s{\textquoteright}articulait toujours autour de cinq caract{\`e}res axiomatiques, {\`a} savoir\ : la religiosit{\'e}, le nationalisme, la masculinit{\'e}, la jeunesse et le militarisme. C{\textquoteright}est {\`a} partir des m{\^e}mes caract{\`e}res que le mouvement associatif s{\textquoteright}est construit et d{\'e}fini\ : une association paramilitaire compos{\'e}e d{\textquoteright}hommes plus ou moins jeunes, vou{\'e}e au service de l{\textquoteright}{\'E}glise et de la nation. Ainsi se profile la relation dialectique entre le mythe et la praxis, o{\`u} l{\textquoteright}un tend vers l{\textquoteright}autre et inversement, apportant son lot d{\textquoteright}influences r{\'e}ciproques et de contradictions.

}, year = {2019}, pages = {141}, month = {2019}, publisher = {Universit{\'e} Laval}, address = {Qu{\'e}bec}, url = {http://hdl.handle.net/20.500.11794/37746}, }