@phdthesis{bibcite_1629, author = {Louis-Pascal Rousseau}, title = {Ni tout l{\textquoteright}un, ni tout l{\textquoteright}autre. Rencontres, m{\'e}tissages et ethnogen{\`e}se au Saguenay{\textendash}Lac-Saint-Jean aux 16e et 17e si{\`e}cles}, abstract = {

La pr{\'e}sente th{\`e}se s{\textquoteright}inscrit dans le mouvement de recherche en ethnogen{\`e}se m{\'e}tisse qui se d{\'e}ploie ces derni{\`e}res ann{\'e}es dans les milieux universitaires en sciences humaines et sociales au Canada et {\textendash} dans une moindre mesure {\textendash} aux {\'E}tats-Unis. Ce mouvement a pour objectif d{\textquoteright}expliquer le processus par lequel de nouvelles communaut{\'e}s de M{\'e}tis ont {\'e}merg{\'e} au fil de l{\textquoteright}histoire alors que colons et autochtones sont entr{\'e}s en contact en sol nord-am{\'e}ricain. Le cheminement propos{\'e} par cette {\'e}tude consiste {\`a} utiliser les diff{\'e}rents outils conceptuels et m{\'e}thodologiques propres {\`a} ce mouvement de recherche et {\`a} les adapter {\`a} un contexte historique nouveau, en l{\textquoteright}occurrence l{\textquoteright}histoire du Saguenay{\textendash}Lac-Saint-Jean durant les 16e et 17e si{\`e}cles.

Le choix de ce cadre spatio-temporel trouve son int{\'e}r{\^e}t dans le fait qu{\textquoteright}il a constitu{\'e} le th{\'e}{\^a}tre de rencontres r{\'e}guli{\`e}res et prolong{\'e}es entre colons et autochtones, ces deux groupes s{\textquoteright}{\'e}tant engag{\'e}s dans de profonds processus de m{\'e}tissage entre eux {\textendash} autant au niveau culturel que g{\'e}n{\'e}alogique {\textendash} pendant plusieurs g{\'e}n{\'e}rations. L{\textquoteright}{\'e}tude explore ainsi ces processus depuis l{\textquoteright}{\'e}poque des premi{\`e}res visites des marins europ{\'e}ens sur le littoral du fleuve Saint-Laurent jusqu{\textquoteright}{\`a} celle o{\`u} les habitants de la colonie instaurent un r{\'e}seau de postes de traite qui s{\textquoteright}enfonce dans le territoire forestier. Elle n{\textquoteright}est ni une histoire de la population am{\'e}rindienne, ni une histoire de la population coloniale pr{\'e}sente dans la r{\'e}gion\ : elle prend pour objet central le m{\'e}tissage s{\textquoteright}{\'e}tant op{\'e}r{\'e} entre ces deux groupes ainsi que ses r{\'e}sultantes identitaires durant les deux premiers si{\`e}cles de leurs rencontres. Plus qu{\textquoteright}une simple {\'e}tude de cas r{\'e}gionale, la pr{\'e}sente th{\`e}se s{\textquoteright}int{\'e}resse au fonctionnement m{\^e}me des processus d{\textquoteright}ethnogen{\`e}se m{\'e}tisse et aux facteurs contextuels fondamentaux qui induisent ou inhibent ces ph{\'e}nom{\`e}nes identitaires. Elle se conclut sur une s{\'e}rie de constats qui permettent de comprendre et d{\textquoteright}expliquer pourquoi, dans certaines conditions, il peut y avoir absence d{\textquoteright}ethnogen{\`e}se d{\textquoteright}une nouvelle communaut{\'e} m{\'e}tisse dans un contexte o{\`u} il y a pourtant de profonds m{\'e}canismes de m{\'e}tissages entre deux groupes sur une p{\'e}riode historique prolong{\'e}e. Comprendre pourquoi une ethnogen{\`e}se m{\'e}tisse ne s{\textquoteright}enclenche pas apparait aussi important que de comprendre pourquoi elle s{\textquoteright}enclenche.

}, year = {2012}, pages = {383}, month = {2012}, publisher = {Universit{\'e} Laval}, url = {http://hdl.handle.net/20.500.11794/23714}, }