@phdthesis{bibcite_1622, author = {Maude Charest-Auger}, title = {Les r{\'e}actions montr{\'e}alaises {\`a} l{\textquoteright}{\'e}pid{\'e}mie de typhus de 1847}, abstract = {
Dans ce m{\'e}moire, nous nous int{\'e}ressons aux r{\'e}actions que peut avoir une soci{\'e}t{\'e} confront{\'e}e {\`a} une {\'e}pid{\'e}mie. Le cas de l{\textquoteright}{\'e}pid{\'e}mie de typhus de 1847 {\`a} Montr{\'e}al a {\'e}t{\'e} choisi pour son importance historique et le fait qu{\textquoteright}il a {\'e}t{\'e} tr{\`e}s peu {\'e}tudi{\'e} par les historiens. Bien qu{\textquoteright}{\'e}tant l{\textquoteright}une des {\'e}pid{\'e}mies les plus meurtri{\`e}res en sol montr{\'e}alais au XIXe si{\`e}cle, elle est davantage consid{\'e}r{\'e}e comme un {\'e}pisode de l{\textquoteright}histoire irlando-canadienne. Un des buts de ce travail est donc de permettre {\`a} la ville de Montr{\'e}al de se r{\'e}approprier cette histoire.
Pour ce faire, nous {\'e}tudions plus pr{\'e}cis{\'e}ment l{\textquoteright}impact que l{\textquoteright}{\'e}pid{\'e}mie a eu sur la soci{\'e}t{\'e} montr{\'e}alaise et les r{\'e}actions qu{\textquoteright}elle a entra{\^\i}n{\'e}es chez les citoyens, les autorit{\'e}s municipales de m{\^e}me que chez les organismes de charit{\'e} catholiques et la{\"\i}ques. D{\textquoteright}une part, nous nous demandons s{\textquoteright}il est possible de voir dans la r{\'e}action officielle des autorit{\'e}s civiles, m{\'e}dicales et religieuses montr{\'e}alaises une r{\'e}ponse coh{\'e}rente menant {\`a} un plan d{\textquoteright}urgence efficace. Et, d{\textquoteright}autre part, nous nous questionnons sur l{\textquoteright}existence, dans la r{\'e}action populaire et collective, de r{\'e}flexes comme la peur, la fuite et la recherche d{\textquoteright}un bouc {\'e}missaire.
Un large corpus de sources a {\'e}t{\'e} constitu{\'e} pour r{\'e}pondre {\`a} ces interrogations. Tout d{\textquoteright}abord, les journaux constituent la plus large base de donn{\'e}es de cette {\'e}tude. Ensuite, les archives des diff{\'e}rentes communaut{\'e}s religieuses ayant {\oe}uvr{\'e} aupr{\`e}s des malades ont {\'e}t{\'e} {\'e}tudi{\'e}es, ainsi que les archives de la Ville, quelques journaux intimes et des documents recueillis par des historiens de Parcs Canada.
L{\textquoteright}hypoth{\`e}se retenue soutient que les autorit{\'e}s politiques et m{\'e}dicales n{\textquoteright}ont pas {\'e}t{\'e} en mesure de g{\'e}rer l{\textquoteright}{\'e}pid{\'e}mie de mani{\`e}re proactive et coordonn{\'e}e. Il nous appara{\^\i}t que l{\textquoteright}absence de responsabilit{\'e}s des gouvernements colonial et municipal en sant{\'e} publique a certainement nui {\`a} la mise en place de structures d{\textquoteright}urgence. Concr{\`e}tement, le sort des malades s{\textquoteright}est alors retrouv{\'e} entre les mains des congr{\'e}gations religieuses et des organismes charitables la{\"\i}ques.
Par ailleurs, plusieurs historiens ont relev{\'e} des r{\'e}actions plut{\^o}t violentes et x{\'e}nophobes lors d{\textquoteright}{\'e}pid{\'e}mies diverses. Cependant, selon des sources tir{\'e}es majoritairement des journaux, il semble que les r{\'e}actions des Montr{\'e}alais en 1847 aient {\'e}t{\'e} assez r{\'e}fl{\'e}chies et nous n{\textquoteright}avons pas trouv{\'e} de traces de violence, m{\^e}me si une certaine ins{\'e}curit{\'e} r{\'e}gnait dans la ville. L{\textquoteright}{\'e}pid{\'e}mie aurait m{\^e}me men{\'e} {\`a} une r{\'e}ponse mod{\'e}r{\'e}e et structur{\'e}e de la part des citoyens.
}, year = {2012}, pages = {168}, publisher = {Universit{\'e} du Qu{\'e}bec {\`a} Montr{\'e}al}, url = {http://archipel.uqam.ca/id/eprint/4645}, }