@phdthesis{bibcite_1581, author = {Yukari Takai}, title = {Migration, Family, and Gender~: A Longitudinal Analysis of French-Canadian Immigrants in Lowell, Massachussetts, 1900-1920}, abstract = {

Migration, Family, and Gender: A Longitudinal Study of French-Canadian Immigrants in Lowell, Massachusetts: 1900-1920, examine la migration des Canadiens fran{\c c}ais vers un centre urbain de l{\textquoteright}industrie textile, Lowell, Massachusetts. Pendant la p{\'e}riode {\`a} l{\textquoteright}{\'e}tude, le Qu{\'e}bec et la Nouvelle-Angleterre ont subi une s{\'e}rie de transformations socio{\'e}conomiques importantes. Cette recherche analyse les impacts de ces changements sur le processus de l{\textquoteright}immigration et de l{\textquoteright}insertion. Aussi, cette th{\`e}se {\'e}claire diverses fa{\c c}ons dont les hommes, les femmes et les enfants canadiens- fran{\c c}ais ont r{\'e}pondu aux r{\'e}alit{\'e}s nouvelles dans une soci{\'e}t{\'e} urbaine industrielle. Dans le but de r{\'e}pondre {\`a} ces questions, il nous est n{\'e}cessaire de consid{\'e}rer cette immigration comme un ph{\'e}nom{\`e}ne qui consiste en une s{\'e}rie de processus et non en une progression lin{\'e}aire vers une assimilation in{\'e}vitable ou une am{\'e}ricanisation. Il nous apparait aussi essentiel d{\textquoteright}introduire une perspective de {\guillemotleft}\ genre\ {\guillemotright}, afin de nous rendre compte de la diversit{\'e} des strat{\'e}gies que ces immigrants et immigrantes ont invent{\'e}es, ainsi que de la coop{\'e}ration et des tensions qu{\textquoteright}ils et elles ont v{\'e}cues dans les processus de l{\textquoteright}immigration et de l{\textquoteright}{\'e}tablissement.

Cette th{\`e}se rejoint les {\'e}tudes r{\'e}centes qui critiquent la perspective selon laquelle les comportements des immigrants seraient le fait d{\textquoteright}une s{\'e}rie de normes culturelles et de coutumes pr{\'e}d{\'e}termin{\'e}es. Contrairement {\`a} l{\textquoteright}image st{\'e}r{\'e}otyp{\'e}e des Canadiens fran{\c c}ais vus comme des habitants immobiles et fatalistes, cette analyse d{\'e}montre avec {\'e}vidence qu{\textquoteright}ils {\'e}taient un peuple habituellement mobile, pour qui la migration {\'e}tait une solution pond{\'e}r{\'e}e face aux changements structurels qui ont radicalement remodel{\'e} le Qu{\'e}b{\'e}coise et la Nouvelle-Angleterre. I l est soutenu que les comportements des immigrants canadiens-fran{\c c}ais {\`a} Lowell au d{\'e}but du vingti{\`e}me si{\`e}cle ne refl{\`e}tent pas que la transplantation culturelle des valeurs des habitants, mais aussi les efforts des familles de la classe ouvri{\`e}re pour survivre et supporter les transformations socio{\'e}conomiques qui {\'e}taient en cours au Qu{\'e}bec et en Nouvelle-Angleterre. La diversit{\'e} dans les itin{\'e}raires g{\'e}ographiques enregistr{\'e}s de la part des Canadiens fran{\c c}ais indique une marge d{\textquoteright}autonomie strat{\'e}gique et une flexibilit{\'e} ainsi que la recherche d{\textquoteright}un accommodement aux nouvelles r{\'e}alit{\'e}s socio{\'e}conomiques.

Cette {\'e}tude cherche {\`a} corriger un d{\'e}s{\'e}quilibre majeur en ce qui concerne les relations de genre dans la litt{\'e}rature historique sur l{\textquoteright}immigration canadienne-fran{\c c}aise. Pour r{\'e}aliser cet objectif, l{\textquoteright}{\oe}uvre accorde une attention consid{\'e}rable aux immigrantes. Bien que la famille ait un r{\^o}le essentiel au moment du d{\'e}part des immigrants des villages et villes qu{\'e}b{\'e}cois ainsi qu{\textquoteright}{\`a} leur arriv{\'e}e dans le milieu urbain et industriel de Lowell, les hommes et les femmes, les gar{\c c}ons et les filles qui constituaient ces familles canadiennes-fran{\c c}aises, n{\textquoteright}ont pas n{\'e}cessairement partag{\'e} les m{\^e}mes exp{\'e}riences. Non seulement les v{\'e}cus des immigrantes sont-ils distincts de ceux des immigrants, mais aussi y a-t-il une variation importante des exp{\'e}riences, dans la mesure o{\`u} les femmes conjuguent travail r{\'e}mun{\'e}r{\'e} et t{\^a}ches domestiques. Les modes de travail r{\'e}mun{\'e}r{\'e} des femmes {\'e}taient d{\'e}finis non seulement par leur {\^a}ge ou statut matrimonial, mais aussi par une combinaison de facteurs tels que l{\textquoteright}organisation de la maisonn{\'e}e, l{\textquoteright}arrangement r{\'e}sidentiel et la disponibilit{\'e} des soins des enfants. Il est donc affirm{\'e} qu{\textquoteright}il y avait des dynamiques complexes au sein des familles immigrantes o{\`u} des int{\'e}r{\^e}ts personnels diff{\'e}rents et, parfois, conflictuels, ont {\'e}t{\'e} n{\'e}goci{\'e}s. Cette analyse met en relief cette n{\'e}gociation qui ne s{\textquoteright}est pas toujours effectu{\'e}e en termes d{\textquoteright}{\'e}galit{\'e} mais de pouvoir et d{\textquoteright}autorit{\'e} par les diff{\'e}rents membres de la famille.

}, year = {1998}, pages = {332}, month = {12/1998}, publisher = {Universit{\'e} de Montr{\'e}al}, url = {https://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk1/tape9/PQDD_0001/NQ42284.pdf}, }