@phdthesis{bibcite_1580, author = {Genevi{\`e}ve Postolec}, title = {Mariages et patrimoine {\`a} Neuville, de 1669 {\`a} 1782}, abstract = {

Le mariage de deux individus est l{\textquoteright}occasion d{\textquoteright}un {\'e}change de personnes entre deux familles mais c{\textquoteright}est aussi, tr{\`e}s r{\'e}guli{\`e}rement, l{\textquoteright}occasion d{\textquoteright}un {\'e}change de biens. Par une {\'e}tude syst{\'e}matique, exhaustive et contextualis{\'e}e des contrat de mariage des r{\'e}sidents d{\textquoteright}une seigneurie, Neuville, entre 1669 et 1782, nous {\'e}tudions donc les modalit{\'e}s de constitution du patrimoine des nouveaux couples mais aussi la nature de leurs conventions juridiques. Il appert que 75\ \% des couples formes par deux c{\'e}libataires d{\'e}butent leur vie conjugale avec une corbeille nuptiale garnie, par les soins de leurs familles respectives qui ont veille, sinon a l{\textquoteright}{\'e}quilibre des apports, du moins a la compl{\'e}mentarit{\'e} de ceux-ci. Quelle que soit la forme qu{\textquoteright}ils prennent et le montant auquel ils s{\textquoteright}{\'e}l{\`e}vent, les apports au premier mariage ne peuvent cependant {\^e}tre {\'e}tudies sans tenir compte de la situation de la famille d{\textquoteright}origine des conjoints. L{\textquoteright}acc{\`e}s au patrimoine foncier n{\textquoteright}est pas le lot de tous les couples et passe essentiellement par l{\textquoteright}entremise de jeunes hommes, a{\^\i}n{\'e}s de famille. Le transfert d{\textquoteright}une terre est souvent accompagne de charges assez lourdes (donations parentales). Une fois que des biens ont {\'e}t{\'e} mis dans la corbeille nuptiale, on observe que pr{\`e}s de la moitie des couples cherchent a favoriser leur noyau conjugal avec la mise des acqu{\^e}ts et des propres dans la communaut{\'e} de biens et en se faisant donation des biens de la communaut{\'e} l{\textquoteright}un envers l{\textquoteright}autre. Il existe donc une volont{\'e} ferme de la part des familles comme des individus de favoriser le noyau conjugal aux d{\'e}pens de la lign{\'e}e familiale. Dans les remariages, la dynamique patrimoniale est bien diff{\'e}rente. Ce qui est central, c{\textquoteright}est la pr{\'e}sence d{\textquoteright}une descendance directe issue d{\textquoteright}un lit pr{\'e}c{\'e}dent. D{\textquoteright}une part, il apparait tr{\`e}s clairement que l{\textquoteright}aisance {\'e}conomique des veufs vient en bonne part du fait qu{\textquoteright}une partie de leur patrimoine appartient a leurs enfants et que le peu de biens apportes par les conjoints c{\'e}libataires s{\textquoteright}explique aussi par le fait que leur r{\^o}le est de servir de parent suppl{\'e}ant a ces enfants. D{\textquoteright}autre part, la pr{\'e}sence d{\textquoteright}enfants est la condition qui d{\'e}termine l{\textquoteright}application de l{\textquoteright}{\'e}dit de Secondes Noces. En effet, tout se joue a travers le prisme de la protection des enfants mineurs contre tout, et particuli{\`e}rement contre toute personne qui peut venir spolier leurs droits, notamment en mati{\`e}re patrimoniale. Les restrictions de l{\textquoteright}{\'e}dit de Secondes Noces s{\textquoteright}appliquent aux veufs avec enfants qui se remarient pour limiter, en fait, tr{\`e}s s{\'e}rieusement les lib{\'e}ralit{\'e}s que le veuf voudrait donner son nouveau conjoint. En somme, cet {\'e}dit emp{\^e}che les nouveaux conjoints de privil{\'e}gier leur noyau conjugal au d{\'e}triment de la lign{\'e}e du pr{\'e}c{\'e}dent lit.

}, year = {1995}, pages = {680}, month = {1995}, publisher = {Universit{\'e} Laval}, }