@phdthesis{bibcite_1335, author = {Marie-France Pr{\'e}vost}, title = {Le recensement de Qu{\'e}bec de 1744~: une fen{\^e}tre sur le travail des femmes au Canada sous le r{\'e}gime fran{\c c}ais}, abstract = {
En 1744, Joseph-Andr{\'e}-Mathurin Jacrau, cur{\'e} de la paroisse Notre-Dame-de-Qu{\'e}bec, entreprend un recensement de ses paroissiens. Il consigne plusieurs informations dont la profession pratiqu{\'e}e par ceux-ci. Une diversit{\'e} de professions est alors d{\'e}clar{\'e}e, surtout par des hommes. Effectivement, sur les 1481 femmes de plus de 16 ans, seulement 23 d{\'e}clarent alors une profession. Elles pratiquent des m{\'e}tiers de diverses cat{\'e}gories professionnelles\ : artisanes, cabareti{\`e}res, commer{\c c}antes, sages-femmes de m{\^e}me que des m{\'e}tiers {\`a} la journ{\'e}e. Cette source qu{\textquoteright}est le recensement nous permet alors d{\textquoteright}en apprendre plus sur le travail des femmes {\`a} cette {\'e}poque.
Il est cependant difficile de conna{\^\i}tre ce qui diff{\'e}rencie ces femmes des autres femmes du recensement. Bien qu{\textquoteright}elles sont toutes veuves ou c{\'e}libataires {\`a} cette {\'e}poque, donc lib{\'e}r{\'e}es de la tutelle de leur mari ou de leur p{\`e}re, elles sont plusieurs autres avec le m{\^e}me {\'e}tat civil qui ne d{\'e}clarent pourtant pas de m{\'e}tier au cur{\'e} Jacrau. Sachant que famille et travail sont {\'e}troitement imbriqu{\'e}s et que les femmes, comme les enfants, contribuent {\`a} l{\textquoteright}{\'e}conomie familiale pr{\'e}industrielle, on peut se demander pourquoi elles sont si peu nombreuses {\`a} d{\'e}clarer la profession qu{\textquoteright}elles pratiquent? Est-ce une transmission familiale, ou plut{\^o}t une transmission du mari {\`a} son {\'e}pouse? Quelle est l{\textquoteright}ampleur de leur activit{\'e} professionnelle? Est-ce qu{\textquoteright}il existe des documents pouvant prouver une certaine collaboration entre ces femmes et leur {\'e}poux? Cette {\'e}tude permet de contribuer {\`a} la connaissance des femmes de la Nouvelle-France bien que ce soit {\`a} petite {\'e}chelle puisqu{\textquoteright}elle ne porte que sur un petit groupe. Il s{\textquoteright}agit pourtant d{\textquoteright}une fascinante fen{\^e}tre sur le travail f{\'e}minin au sein de la colonie laurentienne.
}, year = {2019}, pages = {188}, month = {2019}, publisher = {Universit{\'e} de Sherbrooke}, address = {Sherbrooke}, url = {http://hdl.handle.net/11143/15988}, }