@phdthesis{bibcite_1304, author = {Sophie Imbeault}, title = {Le destin des familles nobles apr{\`e}s la Conqu{\^e}te~: l{\textquoteright}adaptation des Lanaudi{\`e}re au R{\'e}gime britannique (1760-1791)}, abstract = {
La conqu{\^e}te militaire et la cession politique de la Nouvelle-France, en 1763, sont des {\'e}v{\'e}nements lourds de cons{\'e}quences pour l{\textquoteright}{\'e}lite de la colonie. Plusieurs nobles choisissent l{\textquoteright}{\'e}migration et vont refaire leur vie en France. D{\textquoteright}autres, par contre, pr{\'e}f{\`e}rent demeurer au Canada. Ce choix implique forc{\'e}ment pour ces derniers, dans le contexte qui pr{\'e}vaut apr{\`e}s 1760, une adaptation au nouveau r{\'e}gime s{\textquoteright}ils veulent assurer la survie de leur famille.
Cette acclimatation s{\textquoteright}effectue essentiellement en trois points. Il s{\textquoteright}agit d{\textquoteright}abord d{\textquoteright}une adaptation politique. Les nobles doivent ainsi pallier la perte du patronage du roi de France et de leurs postes dans l{\textquoteright}arm{\'e}e. Il devient imp{\'e}ratif pour eux d{\textquoteright}attirer la sympathie des nouveaux dirigeants afin de retrouver places, postes et privil{\`e}ges. Puis, priv{\'e}s, pour la plupart, de leurs revenus du commerce des fourrures et de leurs {\'e}moluments d{\textquoteright}officiers, les nobles doivent aussi faire montre d{\textquoteright}une adaptation {\'e}conomique. Ils sont dans l{\textquoteright}obligation de trouver des alternatives efficientes ou de d{\'e}velopper davantage certains acquis, comme leurs seigneuries, de mani{\`e}re {\`a} maintenir leur fortune et leur train de vie. Enfin, il est question d{\textquoteright}une adaptation sociale. La noblesse canadienne s{\textquoteright}allie aux membres de l{\textquoteright}{\'e}lite anglophone, un groupe avec qui elle partage les m{\^e}mes valeurs id{\'e}ologiques et mat{\'e}rielles, afin de faire l{\textquoteright}objet d{\textquoteright}une reconnaissance sociale et de demeurer, par le fait m{\^e}me, un {\'e}l{\'e}ment constitutif de l{\textquoteright}{\'e}lite coloniale.
Ce m{\'e}moire veut lever le voile sur le parcours des nobles canadiens rest{\'e}s au pays apr{\`e}s la Conqu{\^e}te. Celui-ci est {\'e}tudi{\'e} par le biais de la famille Tarieu de Lanaudi{\`e}re, entre 1760 et 1791. Sous le R{\'e}gime fran{\c c}ais, les Lanaudi{\`e}re, seigneurs et militaires qui ont fait fortune dans le commerce des fourrures, font partie des privil{\'e}gi{\'e}s li{\'e}s {\`a} tous les grands personnages de la colonie. La Conqu{\^e}te ne vient pas compromettre cette {\'e}clatante situation. En fait, ils personnifient la r{\'e}ussite d{\textquoteright}une partie des nobles sous le R{\'e}gime britannique. Favoris{\'e}s par Carleton, les Lanaudi{\`e}re r{\'e}coltent privil{\`e}ges et honneurs, multiplient et cumulent les postes et brillent en soci{\'e}t{\'e}.
}, year = {2002}, pages = {258}, month = {2002}, publisher = {Universit{\'e} Laval}, url = {http://hdl.handle.net/20.500.11794/28587}, }