@phdthesis{bibcite_1245, author = {Jonathan Fortin}, title = {Le c{\'e}libat f{\'e}minin {\`a} Qu{\'e}bec et Montr{\'e}al au XVIIIe si{\`e}cle~: travail, famille et sociabilit{\'e}}, abstract = {

Les femmes occupent une place consid{\'e}rable au XVIIIe si{\`e}cle, comme {\`a} toutes les {\'e}poques. Que ce soit sur le plan du travail, au sein du m{\'e}nage ou pour l{\textquoteright}{\'e}ducation des enfants, on ne peut occulter leurs r{\^o}les. Cependant, sur le plan juridique, elles sont la plupart du temps assujetties {\`a} l{\textquoteright}autorit{\'e} des hommes. Pendant leur minorit{\'e}, elles sont {\guillemotleft}\ filles de\ {\guillemotright}, donc sous l{\textquoteright}autorit{\'e} du p{\`e}re, avant de devenir {\guillemotleft}\ femmes de\ {\guillemotright} et de passer sous l{\textquoteright}autorit{\'e} du mari une fois le mariage contract{\'e}. Il y a malgr{\'e} tout des moments d{\textquoteright}autonomie. Le veuvage est celui qui a {\'e}t{\'e} le plus {\'e}tudi{\'e}. Cet {\'e}tat a {\'e}t{\'e} consid{\'e}r{\'e} par certaines historiennes comme un moment de lib{\'e}ration, o{\`u} les femmes r{\'e}cup{\`e}rent le droit d{\textquoteright}administrer leurs biens et d{\textquoteright}ester en justice. L{\textquoteright}absence d{\textquoteright}homme est aussi un de ces moments {\textendash} dont la dur{\'e}e varie {\textendash} qui permet {\`a} certaine femme d{\textquoteright}avoir une plus grande autonomie. Pour finir, il y a les femmes qui sont autonomes juridiquement et capables d{\textquoteright}administrer leurs biens en permanence, d{\`e}s l{\textquoteright}{\^a}ge de la majorit{\'e} {\textendash} 25 ans {\textendash}, les femmes c{\'e}libataires la{\"\i}ques. Ces femmes n{\textquoteright}ont {\'e}t{\'e} l{\textquoteright}objet d{\textquoteright}aucune {\'e}tude pour le XVIIIe si{\`e}cle canadien. Pourtant, dans une soci{\'e}t{\'e} o{\`u} le mariage est la norme, on peut se demander pourquoi certaines femmes se retrouvent sans {\'e}poux. Ont-elles choisi le c{\'e}libat ou leur a- t-il {\'e}t{\'e} impos{\'e}? Est-ce qu{\textquoteright}il s{\textquoteright}agit d{\textquoteright}une source de libert{\'e} pour ces femmes {\'e}mancip{\'e}es d{\textquoteright}une tutelle masculine? Quel est leur r{\^o}le dans la famille et sur le plan du travail?

Comprendre le statut de ces femmes n{\textquoteright}est pas ais{\'e}, il se situe {\`a} la jonction de plusieurs {\'e}l{\'e}ments, comme la noblesse, les titres et le niveau de fortune. Il en va de m{\^e}me pour comprendre les motifs qui peuvent expliquer le c{\'e}libat. Le contexte familial, l{\textquoteright}agentivit{\'e} et le hasard sont autant d{\textquoteright}{\'e}l{\'e}ments qui peuvent permettre d{\textquoteright}expliquer le c{\'e}libat. C{\textquoteright}est sur le plan du travail que le c{\'e}libat f{\'e}minin permet de mieux appr{\'e}hender l{\textquoteright}{\'e}tendue du r{\^o}le des femmes dans la famille et dans la soci{\'e}t{\'e}. Loin d{\textquoteright}{\^e}tre en marge du monde, plusieurs femmes {\'e}taient tr{\`e}s actives dans le commerce. Elles entretenaient aussi des liens affectifs avec les membres de leur famille, comme en t{\'e}moignent les legs testamentaires. Malgr{\'e} leur petit nombre au sein de la soci{\'e}t{\'e} canadienne du XVIIIe si{\`e}cle, ces femmes avaient une grande importance pour bien des familles et de nombreux individus. {\'E}tudier ces femmes permet d{\textquoteright}{\'e}clairer encore un peu plus l{\textquoteright}histoire de la famille et des femmes pour la p{\'e}riode pr{\'e}industrielle.

}, year = {2016}, month = {2016}, publisher = {Universit{\'e} de Sherbrooke}, address = {Sherbrooke}, url = {http://hdl.handle.net/11143/9731}, }