@phdthesis{bibcite_1243, author = {Patrick Houde}, title = {Le massacre de la mission de Saint-Fran{\c c}ois~: m{\'e}canismes de domination et all{\'e}geance des Ab{\'e}naquis {\`a} l{\textquoteright}autorit{\'e} coloniale britannique (1754-1814)}, abstract = {
Alli{\'e}s aux Fran{\c c}ais dans le d{\'e}sir de repousser les Anglais, les Ab{\'e}naquis ne se g{\^e}nent pas pour harceler les colons anglais {\'e}tablis le long de la fronti{\`e}re de la Nouvelle-Angleterre. S{\textquoteright}ils agissent ainsi, c{\textquoteright}est qu{\textquoteright}ils d{\'e}sirent repousser les Anglais hors de leurs territoires de chasse de la c{\^o}te Atlantique. Au cours des divers conflits entre Fran{\c c}ais et Anglais, les Ab{\'e}naquis se sont forg{\'e} une r{\'e}putation de f{\'e}roces guerriers. C{\textquoteright}est d{\textquoteright}ailleurs celle-ci que le major anglais Robert Rogers cherche {\`a} mettre {\`a} l{\textquoteright}{\'e}preuve lors de la Guerre de Sept Ans. C{\textquoteright}est donc accompagn{\'e} de 200 de ses Rangers qu{\textquoteright}il s{\textquoteright}enfonce dans les bois avec comme seul but, venger les nombreuses familles victimes des attaques ab{\'e}naquises. Au matin du 4 octobre 1759, Rogers met le village {\`a} feu et {\`a} sang, avant de s{\textquoteright}en retourner p{\'e}niblement vers le fort No. 4 {\`a} Charlestown.
Avec l{\textquoteright}effondrement de leur mission et le d{\'e}part des Fran{\c c}ais, les Ab{\'e}naquis se retrouvent devant de nouvelles autorit{\'e}s coloniales, cette fois-ci britanniques. Maintenant gouvern{\'e}s par l{\textquoteright}ennemi, l{\textquoteright}exp{\'e}dition de Rogers sur la mission ab{\'e}naquise de Saint-Fran{\c c}ois a d{\'e}clench{\'e} un processus de repli et de crainte face aux nouveaux dirigeants. S{\textquoteright}assurer de la docilit{\'e} des Indiens constitue la meilleure fa{\c c}on de les contr{\^o}ler et d{\textquoteright}emp{\^e}cher une r{\'e}volte. Il en r{\'e}sulte une nouvelle relation, bas{\'e}e sur la crainte et la menace, facilitant l{\textquoteright}adh{\'e}sion des Ab{\'e}naquis {\`a} la politique diplomatique des Britanniques.
Durant les premi{\`e}res ann{\'e}es du r{\'e}gime britannique, les autorit{\'e}s vont grandement se servir de cette crainte de repr{\'e}sailles, dans le but de s{\textquoteright}assurer de l{\textquoteright}ob{\'e}issance des Indiens envers la couronne britannique. Que ce soit pour mater la r{\'e}volte qui se pr{\'e}pare dans les Grands Lacs avec Pontiac, durant la Guerre d{\textquoteright}Ind{\'e}pendance am{\'e}ricaine ou durant la Guerre de 1812-1814, les Indiens vont sans cesse appuyer la couronne. Cela n{\textquoteright}est pas d{\'e}nu{\'e} de sens, puisque lorsque vient le temps d{\textquoteright}effectuer des demandes aupr{\`e}s des autorit{\'e}s coloniales, ils ne se g{\^e}nent pas pour rappeler la fid{\'e}lit{\'e} qu{\textquoteright}ils ont maintenue {\`a} l{\textquoteright}{\'e}gard des Britanniques. Une fid{\'e}lit{\'e} auparavant d{\'e}di{\'e}e aux Fran{\c c}ais, puis conquise par les armes et les trait{\'e}s, {\`a} la faveur de Sa Majest{\'e} britannique.
}, year = {2012}, pages = {150}, month = {2012}, publisher = {Universit{\'e} de Sherbrooke}, url = {http://hdl.handle.net/11143/6517}, }