@phdthesis{bibcite_1242, author = {Jennifer Doyon}, title = {Le divorce au Qu{\'e}bec, 1964-1972~: un d{\'e}bat de soci{\'e}t{\'e}}, abstract = {
De nos jours, le divorce fait partie des r{\'e}alit{\'e}s familiales de la soci{\'e}t{\'e} occidentale et depuis sa lib{\'e}ralisation dans les ann{\'e}es 1960, la conception du mariage a pris un tout nouveau sens. Avant la loi canadienne du divorce de 1968, la soci{\'e}t{\'e} qu{\'e}b{\'e}coise a longtemps rejet{\'e} l{\textquoteright}acc{\`e}s au divorce, la pratique {\'e}tant en contradiction avec ses valeurs franco-catholiques et avec certaines dispositions de son Code civil. Il est ainsi int{\'e}ressant de comprendre comment les Qu{\'e}b{\'e}cois ont discut{\'e} du divorce avant et apr{\`e}s la proclamation de la loi f{\'e}d{\'e}rale de 1968, de saisir les arguments en faveur ou non du divorce et de d{\'e}celer les sp{\'e}cificit{\'e}s et les retomb{\'e}es de cette r{\'e}forme majeure du mariage qu{\'e}b{\'e}cois.
Par le biais de notre lecture de diverses sources populaires, nous sommes arriv{\'e}s {\`a} un constat plut{\^o}t {\'e}tonnant, celui d{\textquoteright}une approbation g{\'e}n{\'e}rale pour l{\textquoteright}{\'e}largissement de la loi sur le divorce. Dans l{\textquoteright}{\'e}poque r{\'e}volutionnaire des ann{\'e}es 1960, d{\textquoteright}importantes mutations morales entourant la sexualit{\'e}, le mariage et la famille viennent encourager la r{\'e}forme de la loi. La population qu{\'e}b{\'e}coise est consciente que la loi ne correspond plus aux pratiques et aux moeurs des ann{\'e}es 1960 et qu{\textquoteright}elle doit {\^e}tre modifi{\'e}e selon les nouvelles r{\'e}alit{\'e}s, sans toutefois encourager le divorce. Des conditions et des motifs pr{\'e}cis pour divorcer fa{\c c}onnent la loi sur le divorce de 1968; pour pr{\'e}venir le divorce, les l{\'e}gislateurs n{\textquoteright}autorisent pas le divorce pour simple {\'e}chec du mariage et obligent des mesures de r{\'e}conciliation de la part des {\'e}poux. La soci{\'e}t{\'e} et le l{\'e}gislateur ne peuvent autoriser une loi du divorce trop lib{\'e}rale et permettre ainsi des divorces sur un coup de t{\^e}te. Une fois la loi canadienne et son administration mise en place en juillet 1968, une importante course au divorce par les couples qu{\'e}b{\'e}cois, dont l{\textquoteright}ampleur n{\textquoteright}est pas pr{\'e}vue par l{\textquoteright}{\'E}tat, force la province {\`a} modifier ses lois matrimoniales. Le mariage civil et l{\textquoteright}insertion du divorce dans le Code civil qu{\'e}b{\'e}cois viennent la{\"\i}ciser le mariage et rendre la loi f{\'e}d{\'e}rale applicable au Qu{\'e}bec. Durant les ann{\'e}es 1968 {\`a} 1972, les sp{\'e}cialistes en sciences sociales sont reconnues [i.e. reconnus] pour leur expertise par la soci{\'e}t{\'e}, les avocats et les juges sont nomm{\'e}s pour professionnaliser les cours de divorce et ainsi faciliter la d{\'e}cision lors des proc{\`e}s en divorce. Les couples font de plus en plus usage du divorce, en voulant r{\'e}gler des situations intol{\'e}rables et ils sont ainsi lib{\'e}r{\'e}s de leur mariage rat{\'e}, mais il n{\textquoteright}en demeure pas moins un drame familial pour autant. L{\textquoteright}{\'E}glise catholique et ses repr{\'e}sentants doivent par ailleurs modifier leurs attitudes {\`a} l{\textquoteright}{\'e}gard du nouvel acc{\`e}s au divorce en proc{\'e}dant {\`a} des mesures accommodantes pour ses fid{\`e}les divorc{\'e}s.
}, year = {2012}, pages = {117}, month = {2012}, publisher = {Universit{\'e} de Sherbrooke}, url = {http://hdl.handle.net/11143/5669}, }