@phdthesis{bibcite_1236, author = {St{\'e}phanie Poirier}, title = {Le Conseil central des syndicats nationaux de Montr{\'e}al (CSN) {\`a} l{\textquoteright}heure de la radicalisation syndicale (1968-1980)}, abstract = {
Ce m{\'e}moire porte sur le syndicalisme qu{\'e}b{\'e}cois dans les ann{\'e}es 1960 et 1970 alors qu{\textquoteright}il traverse une phase de bouleversement et qu{\textquoteright}il radicalise son id{\'e}ologie. Nous nous penchons plus particuli{\`e}rement sur le cas de la CSN qui affermit sa critique du capitalisme avec la publication de textes d{\textquoteright}orientation socialiste tels que Il n{\textquoteright}y a plus d{\textquoteright}avenir pour le Qu{\'e}bec dans le syst{\`e}me actuel et Ne comptons que sur nos propres moyens. Parmi les instances de la centrale, il y a les conseils centraux r{\'e}gionaux dont celui de Montr{\'e}al, le plus imposant en terme d{\textquoteright}effectifs (pr{\`e}s de 60 000 en 1968). Rassemblant la frange la plus militante de la centrale, il a pour r{\^o}le l{\textquoteright}{\'e}ducation et l{\textquoteright}action politique des membres. Le Conseil central des syndicats nationaux de Montr{\'e}al (CCSNM) se trouve au centre de la tourmente sociale et nationale au cours de ces deux d{\'e}cennies alors qu{\textquoteright}il est dirig{\'e} par la figure imposante et color{\'e}e de Michel Chartrand, pr{\'e}sident de 1968 {\`a} 1978.
Dans l{\textquoteright}historiographie, le Conseil central de Montr{\'e}al est souvent consid{\'e}r{\'e} comme un haut lieu de la radicalisation syndicale. En analysant son discours et ses actions, nous d{\'e}montrons qu{\textquoteright}il prend effectivement des positions radicales et qu{\textquoteright}il d{\'e}fend des opinions nationalistes. Malgr{\'e} le fait qu{\textquoteright}il tente de passer {\`a} l{\textquoteright}action politique et milite pour la cr{\'e}ation d{\textquoteright}un parti de travailleurs, le Conseil se caract{\'e}rise principalement par son discours contestataire et sa critique acerbe du capitalisme. Nous verrons qu{\textquoteright}il d{\'e}veloppe une position nationaliste ind{\'e}pendante au cours de la p{\'e}riode, en se dissociant du projet du Parti qu{\'e}b{\'e}cois, qu{\textquoteright}il juge bourgeois. Bien que les relations entre la CSN et le Conseil soient tendues, ce dernier a tout de m{\^e}me un impact important sur la CSN, particuli{\`e}rement au niveau de la protection de la langue fran{\c c}aise et sur la position adopt{\'e}e par la centrale au r{\'e}f{\'e}rendum de 1980. Le Conseil constitue donc un acteur important de la radicalisation de la soci{\'e}t{\'e} qu{\'e}b{\'e}coise des ann{\'e}es 1960 et 1970 en influen{\c c}ant la CSN, le mouvement syndical ainsi que les milieux de gauche {\`a} Montr{\'e}al.
}, year = {2005}, pages = {114}, month = {2005}, publisher = {Universit{\'e} de Montr{\'e}al}, url = {http://hdl.handle.net/1866/16824}, }