@phdthesis{bibcite_1163, author = {Louise Leblanc}, title = {La scission des fermi{\`e}res : dissidence et autonomie, 1937-1950}, abstract = {
Les Cercles de Fermi{\`e}res font partie int{\'e}grante de ma vie familiale. Ma m{\`e}re, ma s{\oe}ur, ma belle-s{\oe}ur, trois de mes tantes ont {\'e}t{\'e} membres du cercle local de Ste-Agn{\`e}s-de-Dundee, dont le membership oscillait constamment entre 15 et 18 membres. Le troisi{\`e}me jeudi du mois {\'e}tait {\guillemotleft}\ la sortie\ {\guillemotright} de ma m{\`e}re. Elle affirmait d{\'e}tester les journ{\'e}es d{\textquoteright}{\'e}tudes, les congr{\`e}s, mais en faisait toujours partie. Les Cercles de Fermi{\`e}res constituent une des plus anciennes associations f{\'e}minines au Qu{\'e}bec et la premi{\`e}re {\`a} regrouper autant de femmes. En 1915, elles sont 160; en 1919, au premier congr{\`e}s elles sont 1047; en 1940, 27\ 000; en 1944, 49\ 000 et en comptent plus de 80\ 000 membres. L{\textquoteright}histoire de ce mouvement f{\'e}minin rural ne manque donc pas d{\textquoteright}int{\'e}r{\^e}t pour l{\textquoteright}histoire des femmes. Le sujet est d{\textquoteright}autant plus attrayant qu{\textquoteright}il recoupe l{\textquoteright}histoire sociale et politique du Qu{\'e}bec ainsi que l{\textquoteright}histoire de l{\textquoteright}{\'E}glise. Le mouvement prend naissance en 1915 sous les auspices du minist{\`e}re de l{\textquoteright}Agriculture du Qu{\'e}bec, strat{\'e}gie utilis{\'e}e principalement pour contrer l{\textquoteright}exode rural. Les {\'e}v{\^e}ques, qui avaient d{\textquoteright}abord approuv{\'e} et appuy{\'e} les Cercles de Fermi{\`e}res, deviennent, {\`a} partir de 1940, moins favorables {\`a} l{\textquoteright}organisation. La neutralit{\'e} du mouvement, le caract{\`e}re facultatif de la pr{\'e}sence d{\textquoteright}un aum{\^o}nier, les r{\'e}formes apport{\'e}es par le gouvernement Godbout, entre autres le droit de vote accord{\'e} aux femmes sans oublier la peur du communisme, alertent l{\textquoteright}{\'e}piscopat qu{\'e}b{\'e}cois. Les {\'e}v{\^e}ques craignent aussi pour leur autorit{\'e}. {\`A} l{\textquoteright}heure o{\`u} l{\textquoteright}{\'e}piscopat d{\'e}sire regrouper l{\textquoteright}ensemble de la population qu{\'e}b{\'e}coise selon le mod{\`e}le dioc{\'e}sain, les Cercles de Fermi{\`e}res adoptent la division par districts agronomiques propos{\'e}e par l{\textquoteright}{\'E}tat pour f{\'e}d{\'e}rer ses cercles. Comme un autre mouvement rural, l{\textquoteright}Union Catholique des cultivateurs, fond{\'e}e en 1924 et parrain{\'e}e par l{\textquoteright}{\'e}piscopat qu{\'e}b{\'e}cois, est regroup{\'e} selon les dioc{\`e}ses, on estime que ce mod{\`e}le pourrait avantageusement remplacer la division agronomique.
}, year = {1987}, month = {1987}, publisher = {Universit{\'e} de Sherbrooke}, address = {Sherbrooke}, url = {http://hdl.handle.net/11143/9327}, }