@phdthesis{bibcite_1063, author = {Luigi Trifiro}, title = {La crise de 1922 dans la lutte pour le suffrage f{\'e}minin au Qu{\'e}bec}, abstract = {
De tout temps, les soci{\'e}t{\'e}s ont m{\'e}dit{\'e} et continuent de m{\'e}diter sur le r{\^o}le que la femme doit remplir dans la soci{\'e}t{\'e} des hommes. L{\textquoteright}Ann{\'e}e Internationale de la Femme en 1975 est peut-{\^e}tre l{\textquoteright}expression la plus {\'e}loquente de cette longue m{\'e}ditation de la soci{\'e}t{\'e}. Trop longtemps, la vie de la femme s{\textquoteright}est d{\'e}roul{\'e}e sans qu{\textquoteright}elle ait son mot {\`a} dire sur sa fonction propre dans la soci{\'e}t{\'e}. Une image collective de la femme s{\textquoteright}est d{\'e}velopp{\'e}e et le mod{\`e}le est devenu, avec le temps et par habitude, un absolu immuable. Le r{\^o}le qu{\textquoteright}on lui attribuait {\'e}tait de plaire et, plus noblement, de guider et d{\textquoteright}{\'e}clairer discr{\`e}tement l{\textquoteright}homme, seul dirigeant de la soci{\'e}t{\'e}. De l{\`a} {\`a} sacraliser la femme, il n{\textquoteright}y avait qu{\textquoteright}un pas. Il fut vite franchi. On se mit alors {\`a} parler du r{\^o}le sacr{\'e}, voire providentiel de la femme. On lui d{\'e}termina une mission\ : gardienne, protectrice, {\'e}ducatrice de la famille et, par ricochet, de la soci{\'e}t{\'e} et de la nation. Mais la femme n{\textquoteright}accepta pas ind{\'e}finiment ce r{\^o}le qui la confinait {\`a} vivre isol{\'e}e dans cette soci{\'e}t{\'e} des hommes et qui lui interdisait de sortir de sa sph{\`e}re sp{\'e}cifique. D{\`e}s le milieu du XIXe si{\`e}cle, des femmes n{\textquoteright}h{\'e}sit{\`e}rent pas {\`a} remettre en question l{\textquoteright}ordre {\'e}tabli par la soci{\'e}t{\'e} concernant leur r{\^o}le socio-politique. En France, en Angleterre, aux {\'E}tats-Unis et au Canada, pour ne citer que les pays imm{\'e}diatement associ{\'e}s au d{\'e}veloppement du Qu{\'e}bec, la femme voulut devenir une citoyenne libre de choisir ses champs d{\textquoteright}activit{\'e} selon ses capacit{\'e}s et ses go{\^u}ts. Mais pour y arriver, il lui fallait l{\textquoteright}{\'e}galit{\'e} politique. Cette {\'e}galit{\'e} politique que revendiquait la {\guillemotleft}\ f{\'e}ministe\ {\guillemotright} du XIXe si{\`e}cle s{\textquoteright}inscrivait dans un cadre plus vaste de revendications sociales\ : meilleures conditions de travail pour elle-m{\^e}me, am{\'e}lioration de l{\textquoteright}hygi{\`e}ne publique, protection de l{\textquoteright}enfance, droit {\`a} l{\textquoteright}{\'e}ducation. Partout la femme exigeait de participer au d{\'e}bat, {\`a} l{\textquoteright}{\'e}laboration des lois qui la touchaient de pr{\`e}s dans sa vie de tous les jours. Partout o{\`u} la vague suffragiste passait, elle divisait le pays cr{\'e}ant ainsi une situation qui d{\'e}bouchait parfois sur la violence.
}, year = {1976}, month = {1976}, publisher = {Universit{\'e} de Sherbrooke}, address = {Sherbrooke}, url = {http://hdl.handle.net/11143/9374}, }