@phdthesis{bibcite_1055, author = {Manon Mendez}, title = {La formation professionnelle des filles dans les {\'e}coles sup{\'e}rieures de musique tenues par les religieuses (1926-1960)}, abstract = {

Les congr{\'e}gations religieuses f{\'e}minines ont fait l{\textquoteright}objet de nombreuses analyses historiques quant {\`a} leur apport et leurs r{\'e}alisations dans le domaine de l{\textquoteright}{\'e}ducation des filles au Qu{\'e}bec. Ces {\'e}tudes ont permis de d{\'e}mystifier de larges volets de l{\textquoteright}action des religieuses enseignantes et du cheminement scolaire des filles. Pourtant, certains pr{\'e}jug{\'e}s survivent toujours. Si une telle situation existe, nous le devons en partie {\`a} une m{\'e}connaissance profonde de la formation professionnelle des filles. Au m{\^e}me titre qu{\textquoteright}elles assument la responsabilit{\'e} de l{\textquoteright}{\'e}ducation des filles, du primaire aux {\'e}tudes classiques, les religieuses veillent {\`a} l{\textquoteright}ouverture de plusieurs voies professionnelles. Au nombre de celles-ci figure la formation musicale. Cette voie s{\textquoteright}ouvre aux filles alors qu{\textquoteright}il n{\textquoteright}en existe pas encore pour les gar{\c c}ons. Pour les filles l{\textquoteright}acc{\`e}s {\`a} une formation musicale professionnelle se fait pr{\`e}s de vingt ans avant la cr{\'e}ation des conservatoires en 1942, {\'e}tablissements publics et mixtes. Le Qu{\'e}bec compte {\`a} partir de 1926, des {\'e}coles sup{\'e}rieures de musique tenues par les religieuses et destin{\'e}es {\`a} la client{\`e}le f{\'e}minine. Apprendre que ces institutions de formation musicale naissent {\`a} une {\'e}poque o{\`u} la musique pratiqu{\'e}e par les femmes est strictement per{\c c}ue comme {\'e}tant r{\'e}cr{\'e}ative, suffit {\`a} piquer la curiosit{\'e} historique. Nous savons de plus qu{\textquoteright}il existe des musiciennes qu{\'e}b{\'e}coises qui utilisent professionnellement leur talent, qui poursuivent des carri{\`e}res musicales. Le paradoxe est patent entre le discours officiel qui fait de la musique un art d{\textquoteright}agr{\'e}ment, et l{\textquoteright}attitude des religieuses qui offrent un enseignement professionnel tout comme le comportement des femmes qui souscrivent {\`a} cette conception de la musique. Le paradoxe en soi justifie largement une enqu{\^e}te sur la fondation, l{\textquoteright}organisation et le d{\'e}veloppement de ces foyers de formation musicale que sont les {\'e}coles sup{\'e}rieures de musique.

}, year = {1990}, month = {1990}, publisher = {Universit{\'e} de Sherbrooke}, address = {Sherbrooke}, url = {http://hdl.handle.net/11143/9383}, }