@phdthesis{bibcite_1031, author = {Anne Tr{\'e}panier}, title = {La permanence de la refondation dans l{\textquoteright}imaginaire et l{\textquoteright}identitaire politiques des Canadiens. De la Nouvelle-France au Canada moderne (1663-1867)}, abstract = {
La rencontre entre les diff{\'e}rents {\'e}l{\'e}ments m{\'e}moriels et historiques des Canadiens prend place de fa{\c c}on cyclique pour faire {\'e}merger ou rena{\^\i}tre un r{\'e}f{\`e}rent identitaire. Ce r{\'e}f{\`e}rent ne saurait {\^e}tre fixe dans la longue dur{\'e}e en ce qui concerne sa couleur, autrement dit, sa qualit{\'e}.
La permanence de la refondation est li{\'e}e {\`a} l{\textquoteright}existence dans la longue dur{\'e}e de quatre p{\^o}les structurants, accueillant des formes d{\textquoteright}expressions variables\ : le p{\'e}ril, l{\textquoteright}appartenance, l{\textquoteright}excentration et la r{\'e}novation de l{\textquoteright}h{\'e}ritage. La perp{\'e}tuelle qu{\^e}te d{\textquoteright}{\'e}quilibre entre ces {\'e}l{\'e}ments, mise {\`a} l{\textquoteright}{\'e}preuve au cours d{\textquoteright}{\'e}v{\'e}nements mentalitaires, constitue la tension qui nous permet de poser la th{\`e}se de la refondation comme r{\'e}sultante et comme permanence de l{\textquoteright}imaginaire et de l{\textquoteright}identitaire politiques du groupe historique canadien.
Il est possible de mettre en relief le trac{\'e} particulier de l{\textquoteright}id{\'e}e de refondation dans l{\textquoteright}histoire, au Canada, entre 1663 et 1867, en s{\textquoteright}attachant aux {\guillemotleft}\ textes-{\'e}v{\'e}nements\ {\guillemotright} qui contribuent {\`a} renommer ou red{\'e}finir l{\textquoteright}imaginaire et l{\textquoteright}identitaire politiques du groupe canadien. En posant comme hypo{\'e}v{\'e}nements successifs la reconstruction mat{\'e}rielle de la Nouvelle-France, l{\textquoteright}Acte de Qu{\'e}bec, les R{\'e}bellions des Patriotes, l{\textquoteright}Union des Canadas et le projet de Conf{\'e}d{\'e}ration, nous suivons un parcours d{\textquoteright}histoire politique qui soutient la qu{\^e}te marginale des Canadiens pour la reconqu{\^e}te symbolique de leur identit{\'e}.
D{\'e}clin{\'e}e sur le topos du gain et de la perte, en regard d{\textquoteright}id{\'e}e de refondation, l{\textquoteright}identit{\'e} canadienne va gagner en imaginaire politique ce qu{\textquoteright}elle perd en pratiques identitaires, jusqu{\textquoteright}{\`a} ce que l{\textquoteright}identitaire politique accepte le m{\'e}tissage complexe impos{\'e} par les {\'e}v{\'e}nements mentalitaires.
Ce passage l{\'e}gitime la lecture historique et contribue {\`a} d{\'e}finir la repr{\'e}sentation de soi du groupe canadien, en permettant le d{\'e}veloppement de l{\textquoteright}imaginaire de la non-contradiction entre l{\textquoteright}{\^e}tre et le devenir et son inscription dans le monde, partag{\'e}e et d{\'e}finie par les notions de fronti{\`e}re et d{\textquoteright}alt{\'e}rit{\'e}. La mise au jour de ce r{\'e}seau complexe de tensions constitue l{\textquoteright}apport principal de notre th{\`e}se {\`a} l{\textquoteright}historiographie du Canada et du Qu{\'e}bec.
}, year = {2005}, pages = {407}, month = {2005}, publisher = {Universit{\'e} Laval}, url = {http://hdl.handle.net/20.500.11794/18041}, }